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Auguste revient de guerre, clownerie martiale
Frédéric POTY

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Frédéric POTY
   Avec : Patrick Henry (Auguste), Hervé Pezière (le général Georges Armstrong Custer), Sylvain Ricard (la mar
Décor : Amid Belhalou, Franck Chatau
Musique : Didier Roth
Costumes : LM-UEquipage
Lumière : Hubert Arnaud
Durée :  1 heure(s) et 30 minute(s)

Planning :
 

Chapiteau, Crous Champfleury
rue du Blanchissage   Avignon
Tel: 0490824057
  du 15/07/1998 au 02/08/1998 à 23:00
Jours:
tarif adulte : 90  réduit : 65
   
Chapiteau, Crous Champfleury ( Avignon )   du 15/07/1998 au 02/08/1998



Et z'hop c'est reparti  ! Le clown Auguste et le général Georges Armstrong Custer, traversent les guerres du siècle. Des tranchées de 18, au soleil des Aurès  : paires de baffes et rigolade  ! "D'ici Londres" à la Forpronu  : nez rouges et coups de fusils. Entrez et venez jouer aux p'tits soldats, aux "cof-boilles" et z'indiens. Dans le cadre de la programmation du Chêne Noir.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Accueillis par quelques militaires aux regards sûrs et aux pas saccadés, on entre sous un chapiteau où nous attendent deux drôles de zouaves : Auguste et Georges ; petit soldat et "général générique génocide" bien enrobé. Des tranchées ils s'en sortent et c'est une franche rigolade que de voir leur courage clownesque rebondir entre deux baffes. La guéguerre se poursuit et un otage ( hep vous là-bas) alimente les visions du Georges armé jusqu'au goulot. Fallait bien ça pour la suite en Algérie, à dos de chameau à pédales (ils y ont pensé eux !) et quoi ?

Pouffer de retrouver nos clowns pères-noël en Casques bleus. J'arrête là car pour finir j'étais morte de rire. Dommage quand même, ils auraient pu nous faire la Guerre des Etoiles !

  Samantha  Ducroquet   

 

InvitÈs

J'aime bien aller voir un spectacle sans trop savoir de quoi il s'agit, histoire d'être surpris. Pour Auguste je savais que le ton était celui des clowns, je savais que c'était sous un chapiteau, que la pièce parlait de militaires. J'ai tout de même été surpris. C'est quasiment impossible de décrire réellement ce quil se passe et surtout les particularités du langage.

Et puis, ce qui m'a le plus touché ce sont les deux personnages ; le Général Custer et le soldat Auguste. Parce que c'est incroyable comme j'y ai cru à leurs personnages, à leurs situations, à leurs peurs. Et en plus ils m'ont fait rire, ils m'ont même ému. Durant une heure trente, il se passe un nombre phénoménal de choses et au-delà de la "clownerie", il me reste l'image de ces deux comédiens incroyablement présents, qui sont réellement les deux protagonistes. J'ai du plaisir quand je vois des acteurs se donner complètement pour leur spectacle et le public.

  Laurent  Eychenne   

 

InvitÈs

Sous un chapiteau, ils jouent à la guerre. Ils sont deux clowns, et peut-être deux enfants qui revivent les souvenirs de leurs parents. Ils s'en moquent peut-être. Le petit se nomme Auguste, le soldat, si maigre et charmant. Le plus grand se nomme le Général Georges. J'étais plongé dans leur jeu, dans les souvenirs parentaux et dans l'histoire humaine si douloureuse et comique.

1918, les deux clowns apparaissent à la lumière du jour, ils regardent le plublic. Les bombardements et les cris m'ont rappelé ma Palestine et ma peur face à la mort. "Non, nous ne sommes pas vos ennemis" leurs ont-dit mes yeux. "La guerre est finie, je suis vivant, oh merci Dieu pour ta grâce", me disais-je. Mais non, ce n'était que le premier jeu.

Ils nous ramènent en 1943. Ils cherchent des juifs parmi nous. J'imaginais le Gestapo devant moi. Une famille juive se cache dans le cave. "Non monsieur, je suis un bon catho, je ne cache pas les ennemis de la nation dans ma maison, parmi ma famille", lui ai-je dit. Mais il (le général milicien), ne me croyait pas, il a pris un otage parmi le public. C'est Auguste qui le libéra. Ce passage m'a relevé une réalité qu'on a tendance à oublier. A Vichy, il n'y avait pas que de Papon, mais il y avait ceux qui refusaient les ordres.

1958, le train de notre histoire continue son chemin. C'est la guerre en Algérie. Mêmes douleurs, mêmes malheurs. 1992, le terminus s'annonce, j'espère. C'est l'ex-Yougoslavie. J'ai revu les images terribles de la guerre dans le Balkan, ou bien dans la région des grands lacs. Les deux clowns me rappellent des casques bleus. La grande question qui me revenait à l'esprit: Que font-il ces soldats pour empêcher les massacres. Pourquoi l'ingérence avant les guerres n'existe-elle pas? Faut-il pas mieux prévenir que guérir.

A la fin de cette pièce, j'ai vécu le premier Holocauste de l'histoire, c'est celui du peuple indien par les américains. J'ai réalisé que le train de l'histoire ne s'arrête jamais. Car nous n'avons jamais regardé derrière, pour savoir où a-t-il commencé son départ. Ce train roule sur un chemin d'enfer tout rond, dont les arrêts sont des guerres, des peuples opprimés et des blessures. On s'arrête pour pleurer, pour faire quelques discours et peut-être pour noter quelques images pour nos enfants. Afin qu'ils réalisent à quel point leurs parents ont fait des progrès... en matière d'armement.

  Rami  Rabayah   

 

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