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Antigone
Bertolt BRECHT

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Gilles CHAVASSIEUX
   Avec : Roland Boully, Yves Bressiant, Jean-Philippe Brisa, Sophie Cattani, Gilles Chavassieux, Nicolas Gabion, Philippe Mangenot, Emmanuelle Ricci, Alain Sergent.
Traduction de : Maurice Regnaut
Assistant : Isabelle Paquet
Décor : Olivier Vadrot
Costumes : Olivier Vadrot
Lumière : Olivier Vadrot
son : Alain Bret

Planning :
 

LARC Scène Nationale Le Creusot
Place de la Poste   Le Creusot
Tel: 0385551311
  du 01/02/2001 au 02/02/2001 à 20:30
tarif adulte : 110  réduit : 70
   
Théâtre Les Ateliers (Lyon) ( Lyon )   du 07/03/2000 au 09/04/2000
Théâtre Les Ateliers (Lyon) ( Lyon )   du 04/01/2001 au 06/01/2001
Théâtre Les Ateliers (Lyon) ( Lyon )   du 07/01/2002 au 20/01/2002



En 1933, Bertolt Brecht fuit le nazisme. Réfugié six ans au Danemark, l'extension de la Deuxième Guerre mondiale l'oblige à passer en Suède, puis en Finlande pour finalement s'embarquer pour les Etats-Unis en 1941. Six nouvelles années d'un exil encore plus difficile pour Bertolt Brecht et ses proches. Le 30 octobre 1947, il s'envole pour Paris - 24 heures après la première de Galilée, créé à New York avec Charles Laughton - 24 heures après avoir passé devant la Commission d'enquête Mac Carthy qui établissait des listes noires condamnant à des peines de prison ou, pour le moins, visant à priver de travail les artistes et techniciens du spectacle soupçonnés de sympathies communistes. L'assesseur de la Commission était Richard Nixon. En novembre 1947, Bertolt Brecht se retrouve à Zurich. En collaboration avec Caspar Neher, il choisit d'adapter l'Antigone de Sophocle à partir de la magnifique traduction d'Hoelderlin où, selon Georges Steiner, "l'heure est à la réévaluation dramatique des valeurs et des relations du pouvoir politique Dans la conception de Hoelderlin, la pièce de Sophocle s'inscrit dans un moment de renversement national."
Pour Bertolt Brecht, les tonalités souabes et les constructions latines de Hoelderlin lui avaient donné l'impression de se sentir chez lui "On y trouve même du Hegel. C'est sans doute le retour à la langue allemande qui me pousse dans cette entreprise. En ce qui concerne la dramaturgie, le destin s'élimine pour ainsi dire de soi-même, au fur et à mesure. Petit à petit, dans le cours de l'adaptation scénique, l'extrême réalisme de la légende populaire émerge du brouillard idéologique."
Le beau texte français de Maurice Regnaut sert magnifiquement la poésie de la langue de Bertolt Brecht.

Gilles Chavassieux

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Sortie de la salle, j'avais du mal à exprimer le plaisir que j'ai eu à regarder, et écouter cette Antigone. Déjà intéressée avant de venir par le thème d'Antigone, j'ai été captivée par le texte, même si l'intrigue m'est connue, et les personnages aussi, ce fut un plaisir de me laisser aller à les écouter et voir revivre cet éternel affrontement de la loi et la révolte. Antigone portée par l'amour d'un frère et quelques soient les actes de celui ci, elle ne le juge pas, elle viole la loi imposée par un seul mortel, et va faire le geste de l'ensevelir en sachant exactement la peine qu'elle encoure.

Brecht replace en prologue cette attente angoissée de deux soeurs pendant la seconde guerre mondiale, attente du frère parti à la guerre, peur de ces femmes qui se cachent et qui découvre au matin leur frère pendu. Il dénonce les atrocités de cette guerre, du nazisme bien sur, mais à travers ce geste d'Antigone, geste éternel, on dirait, hélas, ce sont toutes les femmes de toutes les guerres, antiques, actuelles, femmes de Bosnie, d'Algérie, du Chili, qui continuent de pleurer leurs frères et hurler leur douleur de voir disparaître atrocement sous le joug d'autres hommes, ceux qu'elles aiment même après l'Exemple de cette dernière mondiale, cela n'a pas suffit, la douleur se perpétue.

Antigone se révolte, elle choisit l'amour face à la haine et préfère mourir en accord avec ses pensées que son le joug d'un dictateur. Créon est ici, un dictateur fou, poussé par sa soif de vaincre, par la gloire de son nom, la fierté de sa destinée et de sa descendance. Mais malgré sa folie, il analyse et garde des jugements critiques qui rendent ce personnage ignoble mais grand. J'ai regretté pourtant qu'il n'y ait pas eu un échange profond entre lui et Antigone, un débat, car très rapidement elle est mise au fer. Elle ne défend ses idées que face au choeur, face aux décideurs de sa ville, aux représentants de sa ville. Il n'empêche qu'un seul homme vient la défendre, celui seul qui arrive encore à parler au dictateur son père. Hémon, fils de Créon, cherche à changer le cours de la décision, pas seulement parce qu'Antigone lui était destinée, mais surtout parce qu'il voit son père se perdre par une telle obstination, dans sa propre folie. Et Créon après ce dernier entêtement de faire ensevelir Antigone, va déchoir. Sa chute est annoncé par un vieil aveugle, une sorte d'oracle, évidemment ridiculisé mais écouté par Créon et les sages. Comme dans beaucoup de textes classiques, la sagesse s'exprime à travers un personnage un peu hors du commun, comme si la masse pensante avait du mal à acquérir la sagesse, il faut être hors de la masse pour y voir clair avec le recul de l'Histoire, cela paraît tellement évident quelque fois! Ce n'est pas le peuple qui se soulève, comme on pourrait l'espérer, non, c'est un peuple étranger, voisin, qui vient envahir et détruire la cité. Et Créon se retrouve seul, abandonné par les sages, pleurant ses fils. Le parallèle est facile, l'Allemagne aussi s'est vu détruire et envahir, le peuple allemand n'avait plus ce sens critique face à Hitler. Comme dans toute guerre, les costumes portés par le choeur et Créon sont des tenues militaires, sobres et relativement internationales, seul Hémon se détache d'eux par une tenue différente, on sent donc très vite qu'il n'est pas du coté de son père.

Même si le geste d'Antigone est d'une force immense face au joug d'un seul homme, je ne peux m'empêcher de penser que malgré le fondement de son acte, est-il concevable de se suicider ainsi? Une telle femme peut-elle exister? Ce personnage d'Antigone est exclusivement personnage de théâtre, crée pour la mise en valeur d'idées telles que les siennes. Elle est trop belle dans son entêtement pour être réelle peut-être.

  Fabienne  SIMIAN-LERME   

 

InvitÈs

Quand la lumière s'est éteinte sur la dernière réplique d' "Antigone" et que le projecteur a illuminé l'immense parallépipède blanc surplombant la scène, je m'attendais à y voir défiler un film nous montrant un discours hitlérien. La pièce de Brecht, en effet, me semble singulièrement moderne ; en la voyant, des images de notre siècle me sont revenues à l'esprit : la deuxième guerre mondiale, Hitler, le 3ème Reich, les S.S, etc... Pour moi, "Antigone" sera une pièce d'actualité tant qu'il y aura des dictatures, des tyrans et une résistance ou une collaboration à ces régimes totalitaires. Chez Antigone, j'aperçois tous les résistants - petits ou plus "glorieux" - à un pouvoir abusif et en Créon, la représentation d'un homme auquel le pouvoir monte à la tête et qui confond intérêt du pays et ambition personnelle jusqu'au plus fatal aveuglement. Alors, bien sûr, le verbe de Brecht m'apparaît aussi élégant que "daté", mais l'argument de la pièce reste là pour me rappeler que la dictature refait surface avec une régularité d'horloge dans l'histoire de l'humanité.

  Patricia  GROSJEAN   

 

InvitÈs

Roi de Thèbes, Créon est un dictateur. Qu'il soit en toge ou en uniforme militaire, c'est toujours le même. L'univers de la pièce est imprégné de la raideur de son régime autoritaire. L'angle droit domine dans le décor, surplombé d'un écrasant monolithe blanc et lisse, dont le mobilier est composé de cubes identiques. Les personnages eux-mêmes sont empreints de cette rigidité qui alourdit leurs mouvements. Seule Antigone s'oppose à la loi de Créon qui lui interdisait d'ensevelir la dépouille de son frère, ce qui lui vaut de se retrouver attachée à une grosse planche de bois qui entrave sa liberté de mouvement et la contraint à la raideur. Antigone incarne la liberté individuelle qui s'oppose à une autorité écrasante et l'indifférence. Le personnage est poignant et dans cette mise en scène, c'est le seul qui exprime ses sentiments et qui s'adresse aux autres directement, en les regardant, au milieu de personnages qui "jouent" un rôle, presque distants, le regard perdu.

  Sylvain  JACQUEMET   

 

InvitÈs

Cette pièce m'a plu pour diverses raisons mais tout d'abord, je tiens à parler du texte en lui-même. En effet, le texte de Bertold Brecht m'a inspiré beaucoup de sentiments, et j'ai ressenti tout un panel d'émotions à travers lui : révolte, peur, passion, intégrité. J'ai pu ressentir tout cela en me référant à certains personnages, en me mettant "dans leur peau", en m'opposant à d'autres, en essayant de comprendre untel... C'est en cela que le texte m'a plu, par les forces du dialogue entre les personnages, par les mots utilisés, par la longueur des phrases (brèves et longues) et des fois par le silence. Mais, de toute façon, dans cette pièce, le texte et les personnages sont indissociables. Par leurs mouvements, par les expressions des yeux, des visages, du corps tout entier, j'ai pu me glisser dans la peau de certains, en particulier d'Antigone, qui est un personnage que j'admire énormément pour son intégrité, sa passion, sa révolte. Elle m'émeut beaucoup puisque à mes yeux elle incarne la révolte quel que soit le contexte, quelle que soit l'époque, quel que soit le lieu. J'ai aussi ressenti de la peur, de l'angoisse vis à vis du personnage de Créon qui incarne la méchanceté, l'esprit totalitaire, l'intolérance. Enfin, il m'a été possible de comprendre ce point de vue et les actions de certains personnages comme celui d'Ismène qui m'a inspiré de la sympathie puisque c'est un des rares personnages à faire preuve de douceur et d'amour familial plus que d'amour pour la cause. Il y a tout de même des passages dans cette pièce qui m'ont laissée totalement indifférente, ou peut-être suis-je passée à côté de certaines choses. Je parle en particulier du passage où le choeur s'exprime sur une musique un peu "techno" et exécute une sorte de chorégraphie. Cela ne m'a pas horrifiée mais je me suis sentie comme tout d'un coup coupée de la pièce, un peu éloignée, je n'ai pas tout compris. J'ai par contre beaucoup apprécié le passage dans la pièce du devin aveugle Tirésias. J'ai été émue par son apparition toute en subtilité et par ses mots plein de poésie tragique qui reflète bien l'ensemble de la pièce et le personnage qui porte son nom.

  Julie  LAVERGNE   

 

InvitÈs

Le bruit des bottes ou Antigone visitée par Brecht. C'est une sensation de lourdeur (au sens "écrasant") et de brutalité qui m'a accompagnée tout au long de la pièce, appuyée par une mise en scène presque chorégraphiée - déplacements parfois mécaniques et rythmés - et des costumes aux couleurs franchement militaires pour les hommes. Créon, le tyran, assoiffé de pouvoir, aveugle et sourd à tout discours contradictoire au sien et qui finalement est acteur de sa propre chute. J'ai été tentée d'y voir un espoir : la barbarie porterait-elle en elle-même sa propre mort ? Au milieu de tout ce chaos se dresse Antigone. Dans une robe de couleur chaude, pieds nus, portant sa "croix" stigmatisée par un panneau de bois qui la ceinture, elle m'est apparue comme l'incarnation de la vérité, de la pureté des intentions et surtout comme de l'intégrité. Elle ne se reniera pas et malgré sa jeunesse et sa condition de femme qui ne lui donnent pas droit à la parole, elle est la force évidente, la réponse à la barbarie. J'ai beaucoup apprécié la force du message tout en regrettant quelquefois qu'Antigone ait si peu de texte et de jeu; et en même temps, je dois reconnaître que même silencieuse, voire invisible sous ses "étoffes-linceuls", elle hante la pièce d'un bout à l'autre. Les hommes du gouvernement m'ont effrayée, j'avais l'impression d'une force aveugle contre laquelle je ne pouvais rien opposer. Sinon l'évidence et l'espoir qu'il y ait toujours des Antigone pour renverser toutes les dictatures du monde passé, présent et à venir.

Je ne connais pas l'Antigone de Sophocle, je connais maintenant celle de Brecht et je me dis qu'un auteur contemporain raconterait une Antigone 2000 sans problème, le sujet est toujours d'actualité. Cela ne me laisse pas indifférente quand une oeuvre traverse les siècles, c'est à la fois vertigineux (n'a-t-on rien appris ?), humble (l'homme du XXeme siècle est si fier de ses progrès !), et profondément humain (universalité des thèmes).

  Françoise  FONTANEAU   

 

InvitÈs

J'avais envie de voir Antigone pour me laisser transporter dans la mythologie grecque. J'imaginais un décors fait de drapages et de pierres blanches. Je voyais Antigone et sa soeur dans des robes fluides grises ou blanches. Je me voulais fascinée par la détermination, l'énergie et le respect d'Antigone pour la mort et l'acte sacré qu'elle désirait accomplir. Je m'attendais à lui attacher une soeur ordinaire et effacée par son écrasante personnalité. La cruauté et la folie meurtrière du roi Créon aurait inspiré en moi une vraie révolte. Tous les autres personnages, à part Antigone, auraient dû être anéantis face au dédain du roi du sort des autres. Mais voilà, je ne me suis pas sentie transportée, ni grâce au décors ni grâce aux costumes des comédiens, trop contemporains à mon goût. Antigone et Créon "écrasaient" les autres personnages et retenaient l'attention du "spectateur", moins par leur représentativité que par leurs paroles. La présence du coeur formé par les trois hommes, m'a semblée exister dans la pièce comme un "artefact" dans une cellule. Quelque part j'ai cherché l'atmosphère de la mythologie grecque que je n'ai pas retrouvée dans cette mise en scène.

  Cathy  PHILIPPOT   

 

InvitÈs

C'est au premier regard d'Ismène, soeur d'Antigone, que j'ai pu ressentir la gravité de l'histoire. A partir de là, tout le contexte m'est réapparu clairement grâce aux visages passionnés des deux comédiennes. Un frisson le long de l'échine, les yeux rivés sur elles, j'ai tendu dès lors l'oreille pour encore mieux entendre, mieux voir, malgré la proximité du jeu. Une intimité dans laquelle je plongeais petit à petit jusqu'à la rencontre des autres personnages.

Je retiens avec le recul une originalité que j'estime plutôt bien adaptée à la circonstance : les personnages, après leur intervention, restent sur scène, au fond. Ce décalage, j'en ai fais une photographie dans ma tête. Il rappelle sans cesse le poids de chacun, son rôle et son importance par rapport au conflit. Une pièce toujours d'actualité traitée de manière efficace.

  Farid  DAHMANI   

 

InvitÈs Dossier de Presse

InvitÈs

Antigone aujourd'hui

Brecht fit plus que faire revivre sur une scène le célèbre texte qu'il mit dans le cadre d'un théâtre de résistance au fascisme avec, en particulier, un superbe prologue et un traitement très personnel du choeur. Aujourd'hui, la résistance aux totalitarismes militaro-politiques et économiques, est une nécessité. Dans les notes de travail de Bertolt Brecht, en 1947, on peut lire "l'homme dont la grandeur est monstrueuse quand il soumet la nature, devient un monstre énorme quand il soumet ses frères humains."



Bertolt Brecht

Né à Augsbourg en Bavière en 1898. Son père est directeur d'une scierie et d'une fabrique de papier. En 1916, Brecht entreprend des études de médecine à l'université de Munich. Deux ans plus tard, il est mobilisé comme infirmier à Augsbourg. Jusqu'en 1922, il fréquente régulièrement les cercles littéraires et artistiques munichois et collabore avec Karl Valentin. Il fait paraître ses premières uvres  : Baal, Tambours dans la nuit, Dans la jungle des villes. En1924, il s'installe définitivement à Berlin où il devient dramaturge auprès du Deutsches Theater de Max Reinhardt. C'est à cette époque qu'il rencontre Hélène Weigel. Il fait aussi la connaissance du dessinateur Georges Grosz en 1926. Un an plus tard, débute sa collaboration avec le metteur en scène Erwin Piscador avec Le brave soldat Chveïk. Il découvre l'uvre de Marx en 1928 et commence à élaborer sa théorie du théâtre épique (L'Opéra de quat'sous). En 1932, il écrit La Mère d'après Gorki et Sainte Jeanne des abattoirs. 1933 voit Hitler devenir chancelier et Brecht décide, comme beaucoup, de s'exiler. Il est déchu de sa nationalité allemande et vivra successivement à Prague, Zurich, Copenhague, puis en Finlande (1939). Ses uvres sont interdites et brûlées par les nazis. Entre 1938 et 1939, il écrit la première version de La Vie de Galilée, La Bonne âme de Setchouan, Mère courage et ses enfants. Il quitte la Finlande en 1940 et part s'installer aux Etats-Unis, à Santa Monica près de Hollywood. Il publie alors Maître Puntila et son valet Matti (1940), La Résistible Ascension d'Arturo Ui (1941), Le Cercle de craie caucasien (1944). Il réalise divers travaux cinématographiques avec Fritz Lang. Entre 1944 et 1945, ses rencontres avec Charles Laughton se multiplient et l'incitent à retravailler sur Galilée dont il rédige la seconde version (américaine)  : Galileo. Laughton en donne lecture à Brecht et à ses familiers. En 1947, le dramaturge va voir et admire Monsieur Verdoux de Charlie Chaplin. La première de Galileo est donnée en anglais dans une mise en scène de Joseph Losey avec Charles Laughton dans le rôle principal. La même année, à Washington, Brecht comparaît devant la commission des activités anti-américaines (institution clé du maccarthysme). Peu après, il quitte les Etats-Unis pour la Suisse. En 1948, il envisage un moment de s'installer en Autriche, mais se rend finalement à Berlin-Est. Il publie alors Petit Organon pour le théâtre. En 1949, il fonde avec Hélène Weigel le Berliner Ensemble. Les années suivantes, ses relations avec le gouvernement est-allemand sont pour le moins contradictoires. Vitrine du régime, le Berliner travaille selon une esthétique opposée à celui du réalisme socialiste. C'est à cette époque que Brecht met au point une nouvelle version (allemande) de Galilée. En 1954, le Berliner participe au Festival International de Théâtre à Paris où il présente Mère courage et La Cruche cassée de Kleist. Entre 1955 et 1956, l'auteur publie sa troisième version de Galilée qu'il répète durant trois mois avec le Berliner Ensemble au Théâtre Am Schiffbauerdamm.

Brecht meurt d'un infarctus le 14 août 1956 à Berlin-Est.

La Vie de Galilée est créé en 1957 par le Berliner Ensemble dans une mise en scène de Erich Egel.


Texte publié aux éditions de l'Arche

 

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