Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur
Passion Théâtre sur Internet      Fiche Spectacle
InvitÈs Témoignage des invités Artistes Réponse des artistes
Professionnels Critique des professionnels   Dossier de presse Dossier de presse

Le Périple Troyen
Franck GROGNET

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Franck GROGNET
   Compagnie : JEF
Avec : Stéphane Daublain
Adaptation de : d

Planning :
 

Théâtre de la Platte
32, rue Renée Leynaud   Lyon
Tel: 0478392589
  du 17/05/2001 au 19/05/2001 à 20:30
Avant-Spectacles à 19h45
tarif adulte : 50



Un formidable voyage, de Troie jusqu'en Italie, sur les traces du héros mythologique Enée. Ballottés entre la puissance des éléments naturels et celle surnaturelle des Dieux, les Troyens exilés, cherchent la terre promise. Un récit résolument poétique.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Au début du spectacle lorsque je me suis aperçue qu'une seule et même personne jouerait l'histoire, j'ai trouvé la performance difficile mais pour moi intéressante. Plusieurs choses m'ont empêché de rentrer dans l'histoire : le fond musical était "tendance africaine", inadapté à l'époque, d'autre part le musicien n'avait pas de vêtements d'époque. En ce qui concerne le décor, la toile de jute qui avait pour moi l'apparence d'un bateau n'a pas été ressenti et utilisé ; tout au long de l'histoire j'aurai aimé plus de jeux de lumières afin de pénétrer plus facilement dans les différentes scènes. Quant au jeu du comédien je trouve sa prestation réussie pour les personnes connaissant l'histoire de Troyes, moi ce n'est pas le cas donc j'ai nagé pendant tout ce périple, plusieurs petites histoires s'entremêlaient, j'avais du mal à reconnaître les personnages, pour moi tout était confus. J'aurai aimé d'autres comédiens pour mieux visualiser les scènes, que l'histoire soit moins concentrée, adaptée au temps que proposé soit environ 1h15, je n'avais pas le temps de comprendre une scène qu'une autre s'enchaînait. Ce spectacle a été intéressant par sa volonté de mettre en scène une seule personne, donner la possibilité à d'autre de partager et de découvrir ce moment d'histoire. Par contre, la "résultante" ne m'a pas emballée.

  Corinne  Labanda   

 

InvitÈs

J'arrive dans la salle et le premier contact avec l'acteur se fait par les pieds, des pieds de Troyen. Un corps suspendu au dessus de moi, un acteur-vigie...A peine quelques mots donnés de là-haut et il saute sur ses pieds et bondit sur le plateau. Là, je suis en face de ce qui m'apparaît comme une voile, voile qui se teintera de couleurs d'océans ou de sang au fil de l'histoire. L'acteur n'est pas seul, sur sa droite j'assiste au commentaire vigilant et tellement mélodique du musicien-percussioniste. J'identifie un balafon puis un autre instrument qui n'a pas de référence dans ma culture mais dont la sonorité pleine résonnera en moi comme une terre-mère, un lien terrestre dans ce voyage de Troyen. Je suis pourtant venue ici avec des a-priori sur le texte de Virgile ; j'ai craint un récit ennuyeux mais le jeu de l'acteur et la libre adaptation de Franck Grognet m'ont fait voyager avec délices à travers les guerres et les doutes de ce si fragile jeune homme au début du récit. Le contact de l'acteur avec moi, public, était si plein de sensibilité et de complicité ; il était si "à l'aise" dans cette histoire si lointaine que j'ai pleinement profité de mon voyage tantôt avec tendresse, tantôt en éclats de rires. La communication fût sensible et joyeuse. Un regret cependant, pourquoi une heure ? juste une petite heure, j'étais si bien au monde des Troyens et des Déesses...

  Fabienne  Labanda   

 

InvitÈs

Ce Périple a été pour moi une invitation au voyage, mais plutôt dans le temps : celui de l'Histoire, de l'imaginaire et de l'enfance. L'occasion de recommencer à rêver entre les lignes d'un livre de mythologie, à essayer de démêler l'histoire de la légende, à imaginer à quoi peut bien ressembler un Cyclope ou une gorgone.
Je suis heureuse que le Périple Troyen ne m'ait pas donné de réponse. Je suis repartie avec le mystère de ce monde où les héros sont en guerre contre des forces pas toujours naturelles et où les dieux se mêlent aux passions des hommes.
J'ai projeté mes propres images sur la voile symbolisant le vaisseau des Troyens. Les lignes épurées du décor, l'anachronisme des rares accessoires, les rythmes et les sonorités mélangés joués sur scène m'ont permis de construire un univers atemporel, où pouvaient se dire des vérités, ces choses secrètes, universelles et inconscientes qui coulent parfois sous les mots des poètes.
J''ai pensé à Freud et aux concepts qu'il a été puisés dans la mythologie grecque (complexe d'Oedipe, Eros et Thanatos...), à toutes ces forces obscures auxquelles on a donné dans les légendes la forme de quelque animal monstrueux, de quelque divinité, pour nous aider à comprendre qu'elles sont en fait terrées en chacun de nous.
Voilà pourquoi j'ai entendu dans le récit du voyage des Troyens, fait d'épreuves, d'exploration de terres inconnues (y compris le monde des morts) et de rencontres étranges une histoire de l'âme humaine vers la conscience, à l'image du narrateur qui retrouve la mémoire en racontant la quête de son peuple. Je ne me suis donc pas attachée à l'histoire comme une suite (un peu confuse) d'événements chronologiques mais comme des états, des émotions, les facettes multiples d'une vie : le combat, l'espoir, la quête, le désir, la passion, la sérénité...
Cette idée d'unité qui traverse des courants divers, je la retrouve dans les métamorphoses du comédien unique qui joue tour à tour l'enfant, l'homme, le vieillard, la femme, la déesse... On est plus proche du symbole que du réalisme, et c'est ce qui fait sa justesse à mes yeux. Ce que je ressens avec le plus de force est ce qui m'échappe. J'aime quand la gestuelle prend des libertés, quand le corps crée un langage que je ne comprends pas forcément. J'aime moins les clins d'oeil, quand justement le corps retrouve un code identifiable, même s'il est subversif par rapport au sujet, comme une sonorité contemporaine sur un texte classique, et même si c'est un temps de respiration et de rire, une pause dans la narration, car alors le cliché affleure, voire la caricature. Je préfère rester dans le clair-obscur de l'interprétation, et m'attacher à l'universel de ce texte, sans m'arrêter sur le fait qu'il s'agisse d'un récit guerrier assez viril, qui, certes, s'achève sur un éloge de la diplomatie, mais qui encense des valeurs très masculines et où les femmes sont manipulatrices, hystériques ou aveuglées par leur passion ! Il faut bien finir sur une note un peu polémique, non ?

  Judith  Lesur   

 

Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur