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La quittance du diable
Alfred DE MUSSET

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Anne DEGREMONT
   Avec : Lionel Fernandez (Stenie), Luis Miguel Hurtado (Johny); Diane Kulenkamp (Miss Eveline), Laurent Lete
Assistant : Masques : Den
Décor : José-Louis Giambroni
Musique : Arno Alyvan
Costumes : Costumes : Sandrine Latour
Durée :  1 heure(s) et 15 minute(s)

Planning :
 

Théâtre des Roues à Aubes
29, rue des Teinturiers   Avignon
Tel: 0490826741
Bus: 1-3-4-5-6-8-12-30
  du 10/07/1998 au 02/08/1998 à 23:00
Jours:7
tarif adulte : 80  réduit : 55
   
Théâtre des Roues à Aubes ( Avignon )   du 10/07/1998 au 02/08/1998



"Pièce en trois tableaux mêlée de musique", ainsi s'annonce, lapidaire, sous la plume de Musset, La Quittance du Diable. Inspirée d'un roman de Walter Scott, la pièce file avec la fluidité d'une flamme, rythmant la progression d'une vengeance diabolique à coups de hauts châteaux, de damnations et de tombes.
La mise en scène associe masques et musiques au profit des forces latentes, d'amour et d'ombre, par Musset arc-boutées. Comme si à vingt ans, il avait su d'instinct ramasser, en trois tableaux, l'histoire d'un monde où sans cesse, subtilement, s'entremêlent et se cognent le pur et le noir.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

      

 

InvitÈs

A REPRENDRE : NE PPAS VALIODER



Afin d'obtenir la quittance qui lui permettra de garder sa ferme, le jeune Stenie doit accomplir un voyage au royaume des morts, aidé en cela par Johny le braconnier qui a vendu son âme au Diable.

La compagnie des traversées nous offre sur cette histoire de Walter Scott adaptée par Alfred De Musset un spectacle multiple mêlant théatre, chansons et masques. Tout commence par une ballade que Stenie destine à sa bien-aimée Miss Evelyne, nièce de son créancier Sir John. Ce dernier est entouré de valets masqués aux allures simiesques auxquels répondent les inquiétants visages des spectres peup ;v lant la nuit.

Dans cette danse macabre prennent place deux couples antagonistes: Stenie et Evelyne qui incarnent l'amour juvénile et l'innocence face à Sir John et Johny à l'âme noire. Tout au long des trois tableaux, cette danse aux relents de soufre gronde au rythme de refrains maudits et de visages hideux, dans une économie de moyens qui décuple la tension générale.

  Gilles  Leroy   

 

InvitÈs

La Quittance du diable est une variation sur le thème du célèbre docteur Faust. L'origine de cette légende remonte au Haut Moyen-Age, époque à laquelle le personnage de Messire le Diable hantait les mémoires des pauvres ignorants ainsi que celles des moines lettrés, au plus profond de leurs monastères, car, en ces temps là, nul n'échappait à l'emprise et à la fascination du Prince des Ténèbres.

Ainsi, dans la pièce de Musset défilent une jouvencelle de haut parage, contrariée dans ses amours pour un jeune paysan au coeur pur - son bien aimé, tour à tour manipulé et spolié par le père de la belle et par un sombre personnage à la solde du Diable. Mais le valet Méphistophélès est à son tour mis à mal par le hobereau - vieil individu cynique et pervers - qui veut vendre son unique enfant à un vilain rustre, et comme le père indigne est décidément pourri jusqu'à la moelle, il s'en prend à la vie même du valet du Diable, qui, furax (et on le comprend... ), lance des maléfices sur cet infâme individu qui a déjà un pied en enfer. Et à la lueur de l'astre blafard, s'ébauche l'idée d'une danse macabre...

Moi même sous l'emprise de la féerie des personnages du docteur Faust, je n'ai pas retrouvé le climat merveilleux du vieux savant alchimiste lors de cette interprétation de la pièce de M. Musset; je crois cependant important de faire connaître l'archétype du vieux savant alchimiste hanté par le désirs éternel de la science. Mais les adaptations du thème du docteur Faust revêtent toujours un caractère manichéen, et le glissement sur les Sabbats, le souffre et la pattes griffues du vilain diable rouge sont des lieux communs presque inévitables...

  Huguette  Saintot   

 

InvitÈs

Le noir est de rigueur dans cette ferme anglaise. Des personnages inquiétants entourent deux tourtereaux qui cultivent un amour interdit. J'ai aimé la symbiose entre les décors et les costumes, les maquillages et les masques des valets peu engageants. Les masques permettent à ces quatre comédiens d'interpréter chacun deux rôles. Sur le fond terne des décors se détache la blancheur des costumes du fermier et de la fille du seigneur. Les méchants sont très méchants, les gentils sont beaux et pleurent. C'est toujours comme cela au début, à la fin aussi parfois. Mais super Alfred de Musset aimait la moralité bon teint. J'ai parfois constaté chez Alfred une propension à sauver la morale avec l'aide volontaire ou non du seigneur des ténèbres. Mais revenons à notre seigneur anglais, son château, ses terres mises en valeur par des fermiers asservis. Le domaine porte un nom anglais dont je pense me souvenir : c'est le domaine de "raides côtelettes" ou quelque chose comme ça. Peu importe car tout brûle à la fin (les côtelettes sont cuites). Le fermier innocent et travailleur n'a pu obtenir la quittance de son fermage poutant payée au père du nouveau seigneur. Le père est mort juste au moment où notre homme posait l'argent sur la table. Son remplaçant en profitera pour chasser le fermier sous prétexte qu'il n'a pas payé le bail. Comment prouver sa bonne foi ? Impossible. Le seigneur est maître chez lui, fait la loi, la fait appliquer, et la renie autant qu'il veut selon son bon vouloir et surtout ses intérêts du moment. Ce spectacle suscite chez moi un sentiment de dégoût horrifié pour l'injustice du servage, mais aussi pour ceux qui possédant une parcelle de pouvoir veulent contre nature modeler le monde à leur image, déformée par la bêtise et/ou l'incompétence. Heureusement, un braconnier ayant quelques sympaties for the dévil (comme dirait Mick Jagger), prend ce doux fermier en amitié et va faire trembler les côtelettes de l'odieux/abject/antipathique/etc "saigneur". Jeté aux chiens pour avoir braconné, le braconnier innocent (?), gardera la vie encore quelques heures, juste le temps de procurer au fermier la quittance sans laquelle Alfred ne serait pas Alfred, et moi je serais resté à la maison. Mais attention à visiter l'enfer on risque de s'y faire enfermer. J'ai découvert enfin cet enfer dont on parle. Il y fait tès chaud, mais on y boit des bons coups et on festonne à loisir. Vivement que j'aille en enfer, enfin si dieu le veut. J'ai beaucoup aimé la scène représentant l'enfer avec les jeux de lumière, l'ambiance de sabbat, le chant et la danse des squelettes dont les os se coincent souvent. Evitant tous les pièges, le fermier valeureux obtient des os de la main même de l'ancien seigneur, la quittance de son bail. Une interprétation que je trouve sobre mais juste, deux innocents, trois actes, quatre acteurs m'ont emporté loin d'Avignon, dans ces paysages de campagne anglaise, ces forêts noires où erre un éternel braconnier du destin. Au sortir de la salle je me rappelle que mon propriétaire ne m'a pas expédié les quittances pour le loyer depuis trois mois. Je l'appellerai dès ce soir. On ne sait jamais.

  Gilbert  Cordier   

 

InvitÈs

"La quittance du diable raconte l'histoire d'un jeune fermier amoureux de la nièce du châtelain à qui il loue ses terres. Pour corser la situation déjà dramatique, le fermier a payé son dernier loyer au père du châtelain, lequel est mort sans lui donner la quittance. Le fermier devra-t-il pactiser avec le diable pour se sortir de cette mauvaise passe?

Ce spectacle m'a rappelé les dramatiques télé de mon enfance (années 1970, pour situer) et les matinées théâtrales style Dom Juan mal monté subies à l'école. Tous les rires sardoniques, toutes les grimaces, tous les hurlements bien connus y étaient. C'était terrible. Il y avait comme il se doit la jeune première et le jeune premier beaux comme des coeurs. Pour être honnête, j'ai trouvé ces deux comédiens là pas mal du tout. Je n'ai d'ailleurs pas osé sortir par égard pour eux pendant la représentation.

  Pascale  Gazeau   

 

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