Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur
Passion Théâtre sur Internet      Fiche Spectacle
InvitÈs Témoignage des invités Artistes Réponse des artistes
Professionnels Critique des professionnels   Dossier de presse Dossier de presse

Au vrai chichi marseillais (tragédie un peu grasse)
Pierre ASCARIDE

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Cécile BACKES
   Avec : Claude Trebor : comédienne et chanteuse, - Claire Trebor : comédienne et pianiste et Pierre Ascaride
Décor : Virginie Merlin
Costumes : Virginie Merlin
Lumière : Laurent Castaingt

Planning :
 

Les Colibris
10, rue du Rempart Saint-Lazare   Avignon
Bus: 1-3-4-5-6-9-PB
  du 06/07/2001 au 28/07/2001 à 17:15
sauf le 12 et 23 juillet (relâche)
tarif adulte : 85  réduit : 60
   
Théâtre 71 Scène Nationale de Malakoff ( Malakoff )   du 07/01/2000 au 29/01/2000
Théâtre des Salins ( Martigues )   du 03/02/2000 au 06/02/2000
Théâtre du Gymnase ( Marseille )   du 03/10/2000 au 21/10/2000
Théâtre d'Angoulème Scène Nationale ( Angoulême )   le 13/03/2001
Centre culturel de Ruelle ( )   le 13/03/2001
Centre culturel Marcel Pagnol ( Fos sur Mer )   le 17/03/2001
Théâtre du Jeu de Paume ( Aix en Provence )   du 20/03/2001 au 23/03/2001
Hippodrome (Scène Nationale de Douai) ( Douai )   le 27/03/2001
Théâtre d'Arles ( arles )   le 03/04/2001
Salle des congrès (Ajaccio) ( Ajaccio )   le 06/04/2001
Théâtre de Nîmes ( nimes )   le 25/04/2001
Théâtre Louis Jouvet ( Tours )   le 04/05/2001
Théâtre Romain Rolland ( Villejuif )   le 19/05/2001
Théâtre Octobre (Les Tisserands) ( Lomme )   le 20/04/2002



Le Chichi c'est quelqu'un qui a des gens dans la bouche. Le Chichi, il est la ville de Marseille à lui tout seul. Parce que la ville de Marseille, c'est les gens. Si tu enlèves les gens, y a plus rien, que des collines pelées et pas un arbre pour te mettre à l'ombre. Et Mahomet y tape  ! Alors le Chichi y va ouvrir la bouche, bien grand, et en troupe vont se bousculer des petites vieilles napolitaines, des cacous grecs, des cagoles maghrébines, Mme Arcidiacono qui n'aime que le théâtre, le professeur Vier qui adore s'écouter parler de l'histoire de Marseille, sa femme Lucette Vier qui se prend pour une intellectuelle et qui parle la bouche en cul de poule parce que l'accent marseillais c'est si vulgaire  !.
Enfin une foule  ! Et comme, déjà, le Chichi est un peu fada (c'est-à-dire touché par les fées), ça va pas l'arranger surtout qu'il est persuadé qu'il doit régler quelques comptes avec  : ses origines, le théâtre, Stanislas Nordey, la Fée Brigitte, d'où il est parti et où il est rendu, etc...
Heureusement que les voisines sont là, solides aux postes, depuis la création de la ville et qu'elles chantent. 2600 ans de Cane - Cane - Canebière, de Un petit cabanon, ça vous calme tous les chichis, ça relativise tout. Et comme elles disent Tu te tournes devant, tu te tournes derrières. T'y as toujours le derrière derrière. Et çà, c'est pas tragique  ?

Pierre Ascaride

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Munie de mon lexique franco-marseillais et de mes quelques idées (reçues) sur Marseille, je m installe bien prête à rire. C'est un petite bonhomme rouge, superman revisité qui débarque sur scène. Démasqué, il évoque de manière burlesque des souvenirs d'enfance, des rancoeurs d'homme mur. Je rentre dans ce monde malgré la béquille de la langue (expressions, argot, accent et intonation), un monde de cacous, de cagoles et, ce qui me touche le plus, un monde de chien à toiletter, de mères envahissantes. Il y a des envolées lyriques sur fond de chansons de music-hall, des blagues un peu grasses. En bref, c'est le témoignage d'une vie, entre grandeurs et décadence. Ca résonne en moi, je me sens particulièrement émue par les confidences.

  Gwenaelle  Dudek   

 

InvitÈs

Il s'agit presque d'un one man show, un homme sur scène joue plusieurs personnages et les projète tour à tour dans des scènes de rues méridionales. Ces tableaux sont ponctués de chansonnettes du Sud interprétées par deux femmes qui sont plutôt en retrait et apparaissent régulièrement au même coin de l'estrade, l'une joue du piano, l'autre chante ou bien toutes les deux en même temps. Je sens la chaleur du sud de la France, l'accent de chacun roule, l'amour et l'amitié rodent un peu partout, il fait léger et bon vivre.

Faire rire son prochain est très difficile, faire passer des messages par le rire est encore plus une gageure. Surtout lorsqu'on est seul sur scène (ou presque). Le rire est une approche très personnelle, une sensibilité subjective qui est logée de façon différente en chacun de nous. Pour ma part, je n'ai pas réussi à intégrer l'humour d'Ascaride. Cela m'a paru d'autant plus frustrant que toute la salle riait vraiment de bon coeur et je n'arrivais pas à suivre.

Je n'ai aucun lien affectif avec Marseille, ni aucune connaissance de cette ville et de ses habitants, ce qui déjà m'a paru un lourd handicap a priori car point de souvenirs nostalgiques ou de projection personnelle intime. Il ne me restait plus donc que le texte et son interprète. Cela n'a pas suffi à éveiller en moi de l'intérêt, des émotions et du rire.

  Barbara  LOPEZ FLEURY   

 

InvitÈs

Ce soir, je sors de mes cartons de déménagement pour rejoindre un auteur que je ne connais pas (pardon pour mon inculture !), Pierre Ascaride. Le titre de la pièce me plaît : Au vrai chichi marseillais. Chichis L'été, sur les plages, j'adore me brûler les doignts et la langue avec ces délicieux beignets longs et un peu gras, recouverts de sucre. Un délice, et après, on a les doigts qui collent, plus qu'à se plonger dans la mer ! Trêve de souvenirs balnéaires, ce soir je vais donc à la rencontre de Marseille. Dans le programme, une petite feuille, un lexique de l'argot de là-bas, qu'il faudrait lire avé l'assen. Ouh là là, moi vieille parigote, vais-je comprendre sans sous-titres ce que l'on va me raconter ?

Le noir se fait. Décor d'estrades en vieilles planches qui me font penser aux quais. Un piano, côté cour et arrive un petit bonhomme tout en rouge, avec une cape genre superman et une drôle de cagoule à antennes genre Maya l'abeille très en colère Pierre Ascaride, c'est lui, et je comprends très vite que c'est de sa vie qu'il s'agit, la vie d'un enfant des milieux populaires de Marseille qui, monté à Paris est devenu directeur du théâtre 71 à Malakoff, où je me trouve en ce moment, assise, à l'écouter. Il a la voix un peu enrouée (une mauvaise grippe, on nous a prévenus), mais l'assen est là, et son enfance déboule sur la scène Je ris à la description apocalyptique du chien le plus bête et le plus poilu de la terre (comment le tondre ?), je suis attendrie par les interventions inopportunes de la mères marseillaise pendant une conférence très universitaire sur Pagnol et la Provençalité, je ris encore à l'évocation des petites arnaques du père, représentant chez l'Oréal (parce que je le vaux bien !) pour toucher les primes du meilleur vendeur de cosmétiques. C'est toute une vie heureuse, vivante et colorée qui se déroule devant moi, dans la chaleur et la lumière du midi. J'imagine ces personnages quasiment sortis d'un film de Pagnol dont les répliques sont citées plusieurs fois . Deux adorables vieilles dames, vêtues de robes à jupons empesés comme on en faisait à la fin des années 50, ponctuent le monologue de quelques notes de piano, de quelques chansons, et évoquent avec nostalgie les grands moments de l'Alcazar, fameux music-hall, et sa démolition. Marseille, c'est aussi la tendresse J'ai moins aimé les piques contre Stanislas Nordey et les envolées sur la crise du théâtre, même si j'ai bien senti qu'elles sortaient du cur. D'ailleurs, d'autres que moi ont applaudi

Je me suis parfois demandé si je ne perdais pas un peu de la saveur de ce qui m'était dit, du fait que je ne connais pas du tout Marseille, à part quelques cartes postales, quelques films Mais finalement, je n'ai pas eu besoin de sous-titres, le contexte me donnait à peu près le sens de ces mots dont j'avais eu un peu peur en lisant le lexique. Non, Pierre, tu n'as pas trahi ton enfance, elle est en toi, elle vit; et tu as su m'en faire partager les douceurs et les joies. Vive le soleil, l'aiolli et l'assen !

  Isabelle  SABATIER   

 

InvitÈs

Un homme crie, il est habillé en coccinelle, il a 50, peut-être 60, ans, il mime un plongeon "d'une hauteur qu'on ne connaît pas". Puis il raconte, avec le parler et l'accent marseillais, les difficultés d'avoir un vieux chien répugnant. Je connais ces mots, je reconnais ces expressions, cet accent, je l'ai perdu mais c'est celui de mon enfance, celui de Marseille. Je suis de plus en plus touché, jamais choqué par ce "parler gras". Les anecdotes s'enchaînent et je retrouve les expressions presque oubliées, cela me parait incroyable et si naturel : c'est ma langue maternelle ! Deux femmes ont pris place autour du piano, elles jouent et chantent et ma boîte à nostalgie s'ouvre et me fait pleurer. Ce passé trop enfoui me rattrape, "c'est peut-être que sans le savoir je suis trop sentimental...". Les malheurs de cet homme, de sa famille me touchent, je ne ris pas comme d'autres, je partage son sentiment, sa haine, sa vengeance, je pourrais être lui et quand la musique douce revient zou maï mes larmes reviennent!

  Marc  Abel   

 

InvitÈs Dossier de Presse

InvitÈs

Pierre Ascaride
Comme tout bon Marseillais, il est parti depuis longtemps de sa ville natale et croit toujours qu'il y est. Comme nombre de ses concitoyens, il se sent obligé périodiquement d'essaye d'élucider le rapport complexe qui le lie à la grosse ville. Comme d'habitude il ne résoudra rien. Mais sait-on vraiment pourquoi on aime sa mère  ?


Les soeurs Trebor  : Claude et Marie-Claire
Claude chante tout le répertoire des chansons marseillaises, mais aussi Ferré, Kosma, etc... et c'est Marie -Claire qui l'accompagne au piano, mais joue aussi Mozart ou Thelenious Monk.
Les soeurs Trebor, nées à l'Alcazar de Marseille, le fameux music-hall , filles du dernier directeur, ont traversé toute l'histoire artistique de l'opérette marseillaise d'après-guerre. Si elles étaient africaines, on dirait que ce sont des bibliothèques humaines.


Cécile Backès
Depuis Pour Louis de Funès de Valère Novarina, elle participe aux aventures du Théâtre 71 en tant que metteur en scène. C'est elle qui a réalisé Espèces d'espaces de Georges Perec, la saison dernière, spectacle qui va repartir sur les routes cette année. En mars 2000, elle créera une adaptation des Petites Filles Modèles de la Comtesse de Ségur. Avant, elle devra supporter (dans tous les sens du mot) Ascaride. Mais elle est de la génération des jeunes metteurs en scène qui monte. Elle a également et notamment travaillé avec Charles Tordjman et Michel Didym.


Virginie Merlin
Elle crée les scénographies de Pierre Ascaride depuis Le concierge hait dans l'escalier. Elle a également signé les décors des Putes, Samson D. Farigoule et Pour Louis de Funès, ainsi que ceux de Espèces d'espaces pour Cécile Backès. Elle fait partie de l'équipe artistique du Théâtre 71. Elle a également et notamment travaillé pour Philippe Delaigue et Jean Boillot.

 

Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur