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Aime le mot dit
Jean-Claude DUQUESNOIT

 

Genre :

  Humour
Mise en scène :  Jean-Claude DUQUESNOIT
   Alain et l'Autre Compagnie
Avec : Jean-Claude Duquesnoit
Décor : Dominique Pollet
Lumière : Philippe Boucoiran
Durée :  1 heure(s) et 5 minute(s)

Planning :
 

Maison IV de Chiffres
26, rue des Teinturiers   Avignon
Tel: 0490868707
Bus: 1-3-4-5-6-8-12-30
  du 06/07/2001 au 28/07/2001 à 18:30
tarif adulte : 80  réduit : 55
   
Maison IV de Chiffres ( Avignon )   du 05/07/2002 au 27/07/2002
Le Cabaret des Fous ( Paris )   du 07/01/2003 au 30/01/2003
Maison IV de Chiffres ( Avignon )   du 09/07/2003 au 31/07/2003



Chansonnier au Théâtre des Deux Anes et au caveau de la République, Jean-Claude Duquesnoit vous propose pour la cinquième année consécutive son voyage initiatique au pays des mots. Hymne au langage, joute verbale en liaison directe avec l'actualité, badinage artistique écrit avec rigueur, “Aime le mot dit” est un ouvrage d'artisan. Un artisan en vers forgés qui manipule les sonorités pour en faire jaillir le rire, un rire garanti 100 % matière grise.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

J'ai littéralement reçu un coup de massue hier, Jean-Claude Duquesnoit. J'ai vu défiler devant moi nos hommes politiques, les Enseignants, les Noirs, les Blancs: notre monde est passé au crible de votre humour, chaque tableau s'achève sur une pirouette. Je suis en face d'une présence imposante, je ressens une vivacité d'esprit et d'observation exacerbée: les mots chargés de sens, de double sens, s'enchaînent brillamment, très rapidement, trop rapidement à mon goût. J'aspire à travers cette allure folle, ce rythme effréné de mots subtilement assénés, à quelques plages de silence... Je dois rechercher, guetter sous chaque mot un sens qui pourrait m'échapper et cela m'épuise! Je suis impressionnée par votre forte personnalité et votre humour. Vous êtes un fin observateur des travers de notre société : vous riez des autres et de vous-même. Mais l'interrogation finale dans les rangs, de l'ancien enseignant que vous fûtes: "de quoi parlait mon spectacle?" dérange l'élève que je suis...la réponse tarde..."de tout, de rien. de nous, de vous..."

  Marie Edith  Sandrier   

 

InvitÈs

Si je devais résumer le spectacle en une phrase, je dirais que monsieur Duquesnoy est monsieur cent mille jeux de mots. Il aborde, dans son spectacle, différents sujets (actualité, politique, amour, poésie...), tout en interpellant souvent le public, dont il utilise les réactions avec beaucoup de répartie. J'ai trouvé sa diction très agréable : assez rythmée sans pour autant qu'il donne l'impression de s'époumoner pour aller le plus vite possible. J'ai beaucoup aimé son spectacle, la manière dont il joue avec les mots ( il parle par exemple du journal "points de vue et images immondes" lorsqu'il dénonce la presse qui ment à ses lecteurs) avec un humour que j'ai trouvé perçant sans qu'il ne soit jamais grossier ni "lourd". Le spectacle est composé d'une suite de petites interventions sur un thème ou un autre, entrecoupées d'une chanson, et on termine en dégustant une petite bière du nord , offerte par la maison... pour moi, aime le mot dit, c'est du bonheur!

  Nicolas  Wauquiez   

 

InvitÈs

De prime abord sceptique. Je n'ai pas envie d'assister à un succédané de spectacle. Je veux du sens. Après un départ à toute berzingue en une envolée de calembours, le personnage m'électrise en déployant ses lignes à haute "attention". En moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, je suis étourdi. De jeux de mots en "je de maux"... Les maux des autres... Les miens aussi. Avec un humour décapant, il m'assène d'évidences révoltantes sur l'état de ce monde en décadence.
Les mots défilent et je crains de décrocher du texte (et de la mâchoire) qui sollicite ma concentration. Et si je manquais quelque chose ? Je regarde le public et je surprends les mêmes craintes. Saisirai-je toute la quintessence de cette verve hautement déambulatoire? Le rire est la voie royale pour échapper au réel... Le personnage est un équilibriste des "mots-valises" sur le fil de ma raison. Je me gausse d'effroi devant le portrait en miniature de la société qu'il dépeint.
La peur rôde et pourtant je continue de rire. Le personnage continue de creuser son sillon, il me tient en éveil par les absurdes vérités qu'il énonce : "Personne n'est responsable de la détresse des hommes... C'est la faute à la conjoncture..." Il fustige avec élégance le monde dans lequel je vis. Tout y passe : politique, institutions, famille, amour, mythe du progrès... Et si la vie n'était soutenable qu'au prix de mon aveuglement. L'imagination, c'est ce qu'il reste quand on veut tout oublier. Le rire aussi. Devant ce tableau corrosif, une idée absurde s'insinue en moi : A partir de quand cesse-t-on de rire pour transformer le monde?

  Edouard  Steinthal   

 

InvitÈs

A froid, dès le premier sketch, Duquesnoit enchaîne les jeux de mots à une vitesse impressionnante. Je me dis que je dois passer à coté de pas mal de jeux de mots avec un tel débit ! Tout le public ri aux éclats et les jeux de mots fusent. Au bout d'un quart d'heure, j'ai l'impression d'être dans une formule 1 et de voir défiler les jeux de mots comme on voit défiler un paysage. Je commence à me dire qu'en lisant le texte après le spectacle je découvrirai pas mal de perles... Certaines phrases m'apparaissent forcées, son discours semble soudain un enchaînement de jeu de mot sans unité, sans idée directrice. J'ai l'impression qu'il s'impose un quota de jeu de mots. Et puis d'un coup, le spectacle me semble plus lent, Jean-Claude Duquesnoit interpelle des membres du public, le spectacle semble plus interactif, je me sens davantage impliqué, il s'amuse avec nous. Dès lors, j'ai le temps d'apprécier pleinement chaque moment drôle sans regretter, en riant, de louper quelques perles. Après un sketch particulièrement drôle sur les membres du gouvernement, il interroge le public : qu'est-ce que vous avez retenu du spectacle ? Je me dis alors que pour en tirer la "substantifique moelle", il est nécessaire de lire le spectacle tranquillement, à son rythme (et semble-t-il, mon rythme est plus lent que la moyenne), c'est d'ailleurs ce que propose Jean-Claude Duquesnoit puisque le texte du spectacle est en vente à la sortie.

  Sébastien  Petit   

 

InvitÈs

Une idée, un mot et tout s'enchaîne à grande vitesse. Le comédien m'emmène dans cet imaginaire des mots, qui se transforme, se décolore, prend un sens et se renverse d'une manière inattendue. Il me faut m'accrocher au wagon pour ne pas perdre pied et me noyer dans ce foisonnement d'images qui circule dans différents quartiers de l'actualité, dérobe un quotidien morose, fait fleurir des sentiments qui s'entrecroisent et m'enchantent. Le comédien détourne le sens habituel des mots "d'un thon naturel" et son humour me surprend à chaque virage. Jeux de mots, jeux de société, la mallette de ce premier spectacle s'est ouverte sur le festival d'Avignon.

  Anne  Louison   

 

InvitÈs

Il attend devant l'entrée, en aubergiste prospère, nous retrouve dans la salle, costume sombre, nœud papillon. Il nous harangue sur le coût de la vie, aux prises avec le prix du tabac, en profite pour un petit coup de patte en passant en direction des princes qui sont aux gouvernes, soulignant leur aptitude aux pirouettes pour se dédouaner de toute responsabilité. A ce jeu, la joute est endiablée. Arrive un déferlement de mot tordus, et remodelés. Le sens des mots se déforme, renaît, un tour de passe-passe pour le bien des mots. Je me sens émerveillé par une telle virtuosité, par de tels numéros de prestidigitation, le dernier effaçant rapidement dans ma mémoire le précédant. Je reste à m'interroger : une telle adresse ne cherche-t-elle pas à me séduire, me rangeant avec les rieurs de son bon coté, me laissant à la surface des questionnements ?
Arrive alors une réflexion sur le travail de mémoire et le danger du verre en trop. Sur les verres à pied, les vers à douze pieds, les verres un peu boiteux parce qu'il leur manque un pied, les vers que le poète casse en allant s'en descendre un. Une question est à la fin posée à l'auditoire : qu'a-t-il retenu ? Il est bien embarrassé de répondre en un mot. J'ai le sentiment que dans l'avenir mon propos pourra s'orner d'une référence qui me viendra à l'esprit, enluminure puisée dans ce riche florilège, petite fleur souvenir d'une vaste pépinière. L'aubergiste courtois nous raccompagne vers la sortie, non sans offrir le dernier verre de l'amitié. Je quitte pensif ce spécialiste du vin et du spirituel.

  Alain  Nyiri   

 

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