Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur
Passion Théâtre sur Internet      Fiche Spectacle
InvitÈs Témoignage des invités Artistes Réponse des artistes
Professionnels Critique des professionnels   Dossier de presse Dossier de presse

Beauté Misère
Jean-Pierre Bodin, François Chattot

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Jean-Pierre Bodin, François Chattot
   Avec : Jean-Pierre Bodin
Décor : Jean-Claude Fonkenel, Jean-Baptiste Herry, Denis Tisseraud
Costumes : Alexandrine Brisson
Lumière : Gérard Bonnaud
Durée :  1 heure(s) et 30 minute(s)

Planning :
 

Les Colibris
10, rue du Rempart Saint-Lazare   Avignon
Bus: 1-3-4-5-6-9-PB
  du 06/07/2001 au 28/07/2001 à 11:00
tarif adulte : 90  réduit : 65
   
Alençon Scène Nationale ( Alençon )   du 15/05/2001 au 19/05/2001
Agoreine (Les Gémeaux) ( Bourg La Reine )   du 29/05/2001 au 30/05/2001
LARC Scène Nationale Le Creusot ( Le Creusot )   le 25/10/2001
Théâtre 71 Scène Nationale de Malakoff ( Malakoff )   du 15/01/2002 au 09/02/2002
Théâtre de Cherbourg Scène Nationale ( Cherbourg )   du 09/03/2002 au 10/03/2002
Au Moulin (Louviers) ( Évreux )   du 25/11/2002 au 26/11/2002
Au Moulin (Louviers) ( Évreux )   du 25/11/2002 au 26/11/2002



La beauté existe parce que la misère est assise à côté d'elle.
… Cécile, la nièce à Grosjeanjean, qu'on appelait volontiers la Luciolepour ses cheveux dorés qui brillaient tant, même dans la nuit, une fois demeurée enceinte pour la dixième fois en neuf ans, Madame Mouchoir, l'assistante sociale a été définitive :
-la Luciole, il faut faire attention, vous courrez à votre perte en continuant comme ça…
-Oui, mais cette fois-ci soyez tranquille, mon mari et Grosjeanjean sont d'accord, depuis que je suis enceinte, ils me touchent plus, c'est qu'on voudrait pas avoir des jumeaux !… Jean-Pierre Bodin

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Je suis venue voir la pièce en ignorant totalement le sujet, je savais juste qu’elle parlait de nous, les humains dans nos grandeurs et dans nos misères.
Sur scène, un homme seul raconte une histoire, son histoire visiblement : comment il a commencé sa carrière de régisseur au centre socioculturel de Beaulieu. Je souris à l’évocation du projet un peu trop grandiloquent du metteur en scène : monter une version de l’Orestie avec sur scène une pléthore d’acteurs, des décors imposants et excusez du peu un éléphant et son cornac. Je me suis amusée en l’écoutant raconter le théâtre du coté de la technique, des pendrions, ça m’a rappelé quand moi aussi je jouais dans une MJC et pour moi, alors, le régisseur était un personnage fort mystérieux. Le régisseur conteur emporté par son histoire continue de nous narrer quelques anecdotes, il en vient donc à évoquer les personnages d’un village réunis autour du comptoir de Chez Lorette. Il y a là un peintre en bâtiment qui a la tremblote, un bègue qui chante juste, etc. Tous les personnages qu’il dépeint sont touchants et ils me font rire, mais ce qui m’ennuie c’est que je ris d’eux et non pas avec eux. Comment vous dire cela ? En riant de ces humains, je me trouve cruelle et je trouve cela malsain. Malsain de rire de leur simplicité, naïveté et parfois bêtise. Malsain et facile. Pourtant j’ai ri, mais je n’avais pas envie de rire aux dépends de ces gens.
Donc je suis sortie de là un peu mal à l’aise et frustrée et je n’ai pas eu envie de me joindre au pot auquel nous conviait l’acteur régisseur, je ne savais pas trop quoi penser alors je me suis retirée. Dommage ?

  Ingrid  Hugnet   

 

InvitÈs

Je suis allée voir la pièce car je connaissais Jean-Pierre Bodin. Je l’avais rencontré cinq ans auparavant au Festival d’Avignon avec « Parlez pas tout bas »… Un millésime sur les chasseurs des Deux-Sèvres et leur petites histoires.
Beauté misère rejoint le même registre, avec un style plus poétique. Jean-Pierre parle la langue régionale, raconte la vie de Raymonde et de son mari éboueur, de l’éléphante Shambâ qui lui mène la vie dure. Il énumère avec une précision intacte tous les gens qu’il a rencontrés à ses débuts au Théâtre de Beaulieu à Poitiers, retranscrit l’atmosphère qui règne au Café du Centre, et les sales manies de chacun. Le tout entrecoupé de chansons et poèmes ; il se dégage alors une ambiance paisible, sereine, où je goûte chacun de ses mots, chaque détail. Je me demande ce que cette énorme ampoule et ce trapèze viennent faire là… Quel est le lien ? Et puis je me laisse emporter, sans me poser aucune question.
Il continue à conter ses petites histoires, j’y perds le fil conducteur, mais m’enfonce dans les travers de chacun des personnages qu’il présente… Peu à peu, Jean-Pierre Bodin crée une ambiance, une atmosphère. L’éclairage se met en place, le banquet se dresse, le vin est sorti, et comme à son habitude, il invite le public sur scène pour, cette année, partager un ballon de rouge… Je me lève, dubitative, pour me retrouver au cœur de la scène et partager mes émotions, mes histoires.
Jean-Pierre a recréé la même ambiance sur scène que celle qui y règne dans ses histoires... Sans doute cherche-t-il à s’inspirer de moi, de mon voisin, de nous tous pour sa prochaine pièce, car il s’agit avant tout d’un grand observateur qui retranscrit des situations qu’il vit.

  Solène  Gour   

 

InvitÈs

Un plateau nu - avec seulement trois hommes assis sur le côté - et rien; puis un des trois hommes tout vêtu de blanc se lève et vient à nous, public, se place en avant-scène. Et il nous raconte. Il nous raconte une longue histoire qui ne s'interrompra pas jusqu'à la fin - entrecoupée de quelques moments de silence quand il est occupé à une action- il nous la raconte soit en ne faisant que ça, nous la dire, soit en exécutant en même temps une tâche de grande précision: il montera une installation de lampadaires à boules lumineuses très élaborée, installera une longue table à nappe blanche avec des verres à laquelle nous serons tous conviés à la fin du spectacle dans un moment d'échange très convivial.
Son histoire est celle d'un homme qui a travaillé dans le théâtre sur un spectacle avec un éléphant, qui durait quatre heures et qui avait un décor grec .C'est hilarant. Il nous raconte tout sur le même ton détaché, une litanie des incidents qui émaillent la vie d'un spectacle vécu côté régie, très drôles comme les crottes de 4 kilos de l'éléphante ou le décor qui se casse la gueule ou le comédien emplâtré qu'on emmène aux urgences. Il enchaîne sur la vie d'un village de France dont on ne saura jamais l'exacte localisation et en fait vivre tous les habitants extraordinaires, en prenant leurs tics de langage ou de gestes, les mimiques de ceux minés par l'alcoolisme rampant, les réunions au café, élément central de la vie de ces habitants, la préparation d'une fête, celle qui n'a pas compris qu'elle accouchait... J’en passe. il y en a tellement. Le tout entrecoupé par de petites chansons ou par un moment que j'ai trouvé très beau et émouvant: un pantin-femme descend du ciel et une voix de femme dit sur de la musique un texte qui parle de la beauté et de la misère de la vie humaine.
Malgré le fait que j'ai regretté un peu que le ton de la voix soit un peu monotone et que j'aurais aimé que l'homme joue plus quelques fois que simplement dire le texte, j'ai passé un bon moment et me suis amusée à toute cette évocation en série B de personnages hauts en couleur qu'on a tous eu l'impression d'avoir rencontrés un jour.

  Anne-Lise  Kedves   

 

InvitÈs Dossier de Presse

InvitÈs

L'image, que Jean-Pierre Bodin et François Chattot ont à l'esprit, est celle de l'acteur tombant du lit le matin, ayant tout oublié, son spectacle s'est évanoui et il se retrouve dans la rue, vide et en même temps ivre de ce rien qu'il ressent. Alors il marche, il marche, rencontre des gens, écoute, se nourrit de voix, de phrases, de murmures, de rires, de larmes, de misères, d'histoires, de silhouettes, de beautés… de vies tout simplement. Et quand au bout de la rue et au bout du jour, il arrive sur la scène, c'est avec ces mille vies dans les bras et dans les oreilles. Alors il raconte, il parle, il est le passeur, le raconteur, l'artisan gourmand d'humanités, avide de partager ses rencontres.


Pourquoi Beauté Misère  ? C'est indissociable. C'est ce qui nous rassemble, c'est ce qui nous ressemble. Le malheur n'est-il pas une décision de l'humain, n'est ce pas lui qui le fabrique  : qui en profite, qui le subit  ? Il n'y a pas de fatalité  ! Il faut lutter pour s'en sortir et rester debout  ! On n' a pas le choix  : faire ressurgir tout ce qu'il y a de beau dans le malheur, en parler face à face, farce à farce, avec humanité, dignité et humour... en Beauté, en Misère.
On va au théâtre pour voir ce que nous sommes capable de faire. Ça nous rassure, ça nous émerveille, ça nous effraie. Rire de ses semblables ; rire du malheur de l'autre pour oublier ou pour prendre conscience du sien  ? J'aime le rire et au moment même où il éclate et où je prends la mesure de l'énormité entendue, je fonds et j'ai envie d'être “seul ensemble” !
La beauté existe parce que la misère est assise à côté d'elle et qu'ensemble par des jeux subtils, elles nous réalisent des clins d'oeil entendus (....)
Jean-Pierre Bodin


Jean-Pierre Bodin revient de la cueillette en Poitou-Charentes avec de nouvelles fables. Il s'agit de rassembler les éléments et d'assembler les figures, de faire du collage, du montage, pour un motif à venir. Comme sur l'établi, on bricole des moutures, l'une sur l'autre. Un mille-feuilles. Un paysage apparaît.
François Chattot


Jean-Pierre Bodin
Jean Pierre Bodin était un régisseur de théâtre qui aimait raconter des histoires.
Il crée en 1994 Le Banquet de la Sainte Cécile
Il crée en 1997 Parlez pas tout bas
Tout confondu c'est plus de 700 représentations, environ 100 000 spectateurs, 600 lieux d'accueil en France, en Belgique, en Suisse, au Cameroun, 20 000 musiciens de fanfare et d'harmonie complices du Banquet de la Sainte Cécile, 5 000 litres de vin, 110 000 boudoirs, 45 kg de pâté, 150 000 cornichons, environ 350 000 kilomètres parcourus, 1 050 heures de rire et d'émotions soit 1 mois 13 jours et 18 heures, 200 articles de presse, 1 documentaire sur FR3 Les flonflons de chauvigny, une bonne quantité non chiffrable d'interviews.
Jean Pierre Bodin c'est aussi la fidélité indéfectible à une équipe, François Chattot le complice des premières heures, Alexandrine Brisson la petite main aux doigts de fée qui crée et veille au costume, Gérard Bonnaud le magicien de la lumière, Jean Baptiste Herry, Jean Claude Fonkenel, Denis Tisseraud les compères éclairés des voyages et des installations techniques et Philippe Sturbelle, Christine Tournecuillert, Liliane Péan émérites responsables des productions, diffusions, feuilles de route, envoi d'affiches photos et dossiers, comptabilité et salaires.

 

Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur