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Arlequin valet de deux maîtres
Carlo GOLDONI

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Alberto NASON
   Compagnie : Asphodèles (Théâtre des)
Avec : Hervé Jenatton ou Gérard Dubuis, Magali Braconnot, Alberto Nason, Franck Dafour ou Frédéric Tessier, Pascal Carré ou Thierry Auzer Kate Mc Gatlin ou Christelle Bo

Planning :
 

Cour d'honneur la Faculté des Sciences
33, rue Louis Pasteur   Avignon
Bus: 1-3-4-9-12-
  du 06/07/2001 au 27/07/2001 à 22:00
sauf 17 18 Juillet relâche
tarif adulte : 90  réduit : 65
   
Théâtre de l'Iris ( Villeurbanne )   du 17/10/2000 au 28/10/2000
Cour d'honneur la Faculté des Sciences ( Avignon )   du 05/07/2002 au 15/07/2002



Des comédiens sont en répétition, la première approche, et...c'est la panique  : les costumes ne sont pas prêts, les portables sonnent, des comédiens sont en retard, les transports publics sont en grève... Au milieu de ce remue ménage la répétition avance tant bien que mal quand, d'un seul coup, mais alors  : " d'un seul coup  ! " décors, masques, costumes et lumières déferlent sur la scène. Nous sommes à Venise, Clarice et Silvio célèbrent leurs fiançailles avec le consentement de leurs pères. Au beau milieu de la fête, Arlequin vient annoncer l'arrivée de son maître Federigo Rasponi, le premier fiancé de Clarice, tenu pour mort. Le mariage des deux promis est compromis. En réalité, sous les habits de Federigo se cache Béatrice, sa soeur. Elle est à la recherche de Florindo Aretusi, son amoureux, réfugié à Venise parce que soupçonné d'être responsable de la mort de Federigo. Arlequin devient le serviteur de l'une et de l'autre à leur insu. Débordé par la tâche qui attend un serviteur censé toucher les gages de deux maîtres à la fois, il saute, cabriole, gesticule, lance des lazzis au public, entraîné sans défense dans une intrigue qui n'a d'autre vraisemblance que celle du théâtre.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

On entre, on prend place devant les quelques tréteaux montés devant la Faculté des Sciences. Les projecteurs reflètent l'ombre d'un bambou sur la scène. L'atmosphère est paisible, chaleureuse. Ma discussion est interrompue par des voitures qui arrivent en trombe dans la cour, des grosses voix, des claquements de porte. Mon attention se porte sur ces bruits, on assiste alors à un bout de théâtre dans le théâtre : les comédiens, qui ne semblent pas avoir remarqué la présence du public autour d'eux, sont réunis pour une banale répétition. Je me sens happée par l'ambiance régnant dans cette troupe, qui tant bien que mal, en dépit des sonneries de téléphone portable, des engueulades, des retards, s'insinue dans la pièce de Goldoni et la répétition commence.
Alors, avec la lassitude de certains jours, chacun entre plus ou moins convaincu dans son rôle. Drôle de commencement, pour une pièce de théâtre... Mais petit à petit, j'entre dans le jeu de la répétition, et je suis, sans même m'en rendre compte, embrigadée dans l'intrigue. Les jeux de dupe d'Arlequin, les pleurs outrés de Clarisse, les mimiques de Pantalone, m'entraînent dans un tourbillon d'énergie.
Arlequin, toujours enjoué, sautillant, surprenant, farceur et futé ajoute un piment à chaque scène. Il me donne la sensation d'un coup de vent déjà reparti, avant qu'on ait eu le temps de le voir. Toujours prêt à embrigader son maître, je me suis sentie très complice avec ce chenapan, j'ai cru participer à ses friponneries, j'ai partagé son malin plaisir à duper ses maîtres et à leur raconter des histoires abracadabrantes, du genre : "tout à coup, il a pris un coup sur le cou, alors du coup, il est mort sur le coup." Bref, j'ai eu l'impression d'être pendant l'espace d'un instant une petite Arlequine bien coquine et ça m'a bien amusée!

  Héloïse  Pascal   

 

InvitÈs

Hier soir je me suis rendu à la gare pour prendre un train nommé : "Arlequin valet de deux maîtres", via la commedia dell'Arte. Durée du parcours : 1h50, de bonheur. J'ai commencé par prendre un train corail, lent, lourd, qui progressivement à pris de la vitesse et qui m'a surpris en se transformant en véritable TTGV (train très grande vitesse). Tout était là et je n'ai pas vu le temps du voyage s'écouler : le théâtre se mélangeait au chant, à l'escrime... Voir à la danse d'un Arlequin survolté dans la plus pure tradition de la commedia. Dans la tradition de la commedia, oui, mais, en me faisant rentrer dans le XVIème siècle par la porte du XXIème, j'explique. Début du spectacle : 6 comédiens dans une voiture déboulent au sein même de la cour d'honneur de la faculté des sciences (dans ce lieu que je trouve magnifique et propice à ce genre théâtral. La suite me donnera raison). Ils viennent pour revoir quelques scènes du spectacle qu'ils s'apprêtent à jouer, mais il manque trois des comédiens. Peu importe, le travail doit commencer, et il commence. Ainsi, je les vois en plein travail, et progressivement je rentre dans leur bulle, quand l'un d'eux prend conscience de la présence du public (et c'est la que j'effectue mon changement pour mon TTGV). Il faut embrayer et vite. En vingt secondes je vais être projeter dans un autre univers, une autre dimension, le temps d'endosser les costumes d'époque et de poser un décor, et me voilà au XVIème siècle. Merci pour le voyage.

  Stéphane  Cavazzini   

 

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