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Au nom du plaire
Denis D'ANTONI

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Denis DM-UANTONI
   Avec : Denis d’Antoni
Décor : Denis d'Antoni
Durée :  1 heure(s) et 0 minute(s)

Planning :
 

Le Ballon Rouge
40, rue de la Masse   Avignon
  le 06/07/2001 à 23:45
tarif adulte : 70  réduit : 50
   
La Tache d'encre ( Avignon )   du 06/07/2000 au 30/07/2000



Soyez curieux et venez coller votre oeil au trou de la serrure. Imaginez que vous puissiez surprendre un comédien qui, se croyant seul, n'hésite pas à mettre son âme à nue. Qu'entendriez-vous que vos oreilles ne puissent entendre, que verriez-vous que vos yeux ne puissent voir  ? Humour, dérision, utopie, espoir et amour d'un être déraisonnable et pourtant si proche de nous. Quoi qu'il en soit, en sortiriez-vous indemne  ?

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

La pièce commence dans la loge du personnage, acteur de théâtre, après le spectacle. Je pressens déjà qu'ainsi dépouillé de son rôle, le personnage-acteur va passer aux aveux...
Spectacle/après-spectacle, vie/mort, que reste-t-il du personnage ou de l'artiste après le spectacle, après la mort ? Il joue de tous ces paradoxes et, crescendo, dénonce toutes les formes de dictatures, des moins évidentes aux plus identifiables : dictature du rôle, dictature du plaire, dictature de la conscience... jusqu'aux chambres à gaz rapidement évoquées pour signifier qu'il s'agit bien du même phénomène. Et j'ajouterai dictature des mauvais jeux de mots, énoncés comme tel par le personnage lui-même.
Le personnage alterne entre affirmation et interrogation lancée en direction de la salle pour provoquer l'effet miroir. Critique du théâtre mais, au-delà de ça, critique des comportements humains en général, le personnage désigne tous les affreux, sales et méchants qui vivent autour et à l'intérieur de nous.
Un rapide coup de brosse pour démêler les consciences... si tant est qu'elles en aient besoin.
Sollicitée, interpellée, interrogée à moultes reprises lors de voyages initiatiques au pays de l'introspection, déjà invitée à faire preuve d'une lucidité féroce et noire, cette pièce ne m'a rien révélé de plus, si ce n'est la force du personnage et un propos qui mériterait d'être développé.

  Hélène  Salvat   

 

InvitÈs

Dans un petit théâtre au cadre féerique à mes yeux, un homme évolue pendant une heure "au nom du plaire". Rien d'un monologue endormant dans cette tirade aux milles visages où tantôt le personnage est grandiloquent, tantôt touchant et drôle par un contact et une osmose impressionnante du regard et des expressions, joué par un homme au charisme certain, typé latin, parlant fort et dont la fougue ressort dans les gestes et le texte. Certains y voient de l'amertume, je n'ai pas vu où, je n'y ai vu que du feu et des paillettes dans un ensemble au rayonnement si fort en "moi je" que toute personne réservée pourrait s'y méprendre et s'y perdre.

  Jean-Bohemond  Leguay   

 

InvitÈs

Au sortir du spectacle j'aurais affirmé : "ça m'a plu !", mais sans savoir définir ce "ça", fourre-tout et superficiel. En fait, j'ai aimé entendre un discours qui m'est familier, dans lequel je baigne journellement. Tout a été abordé pêle mêle: l'amour conjugal, filial, le désir, la jouissance, les problèmes de société... en une heure. J'ai eu l'impression en une heure d'avoir fait le tour du monde en le refaisant.

  Séverine  SCHERZER   

 

InvitÈs

Les mots peuvent toucher, mais quand bout à bout ils deviennent des "remue-tête" qui me bousculent, alors là je suis heureuse ! Car ce "théâtreux", seul sur son ring a dit tout fort ce que je pense souvent tout bas, il m'a donné des coups de pied aux fesses pour ce qui est de mon côté raisonnable. Sa dérision des choses, parfois trop succincte, sur l'amour (notre besoin du paraître et d'être fier d'exhiber son partenaire) ; l'humilité (quel meilleur lieu que la scène pour se trémousser) ; la compassion (on se contente de glisser la pièce au clochard du coin pour se donner bonne conscience). Oui, j'ai besoin de m'identifier car en me reconnaissant, le théâtre me permet aussi de grandir et aujourd'hui, j'ai grandi !

  Marie - Claire  RUIZ   

 

InvitÈs

Jouant sur les mots plaire/père, ce one man show passe en revue un certain nombre des problèmes de notre société, dénonçant en vrac l'omnipuissance de l'apparence, la déification de l'argent, l'aliénation de l'humain, sacrifié sur l'autel de la consommation, le manque de communication et de solidarité... Au sortir du spectacle, j'aurais eu envie de dire : "J'ai aimé ça", mais sans réellement pouvoir définir ce terme quelque peu fourre-tout et superficiel. Car j'ai ri et j'ai été séduite par ce discours "bien pensant" et plaisant de cet acteur-auteur, qui se présente comme étant déjà mort (pour soit disant mieux vivre) et qui pointe du doigt le différents travers de la société. Cependant, je me suis sentie ballottée d'un thème à l'autre, passant d'un mot à l'autre à l'avantage d'une pirouette verbale, submergée sous une avalanche de maux... J'ai eu l'impression de zapper perpétuellement, qu'on ne me laissait le temps que d'effleurer les choses. L'acteur-auteur semblait hurler : "que ce monde est moche et puant !", dressant devant nous un doigt accusateur. Serait-il Dieu ? Lui dénonçant les théââââtreux, qui se gargarisent de mots et qui nagent dans une autosatisfaction hypertrophiée, se présente comme étant celui qui va me dire la vérité sur ce monde et moi-même, moi coupable de ne pas agir, de faire partie de cette masse passive, léthargique. Et moi, issue d'une éducation judéo-chrétienne, j'ai été tenté de dire avec lui : "Oui je suis coupable, perpétuellement coupable !". Non ! Au grand Dieu Non ! Je ne suis pas simplement ça ! Certes je souscris aux lois de la séduction, mais il me semble que pour plaire je ne suis pas obligée de m'oublier pour autant. Spectacle auto-flagellateur, poussant à l'auto-flagellation, il me paraît passer à côté de l'essentiel : la vie , la puissance jubilatoire de la vie et du mot !

  Séverine  SCHERZER   

 

InvitÈs Dossier de Presse

InvitÈs

Quelles actions pour réargir, que faire contre l'embrigadement des hommes, comment ne plus jouer “les perroquets du savoir des autres.” Le propos est mené avec un humour décapant, fort irrévérencieux, avec pourtant un grand amour des humains.
Le coup a bien été asséné, nous ne pouvons pas rester insensible.
Au risque de déplaire...

 

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