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Accordé on danse (à partir de 6 ans)
Cathy Dorn

 

Genre :

  Danse , Danse
Mise en scène :  Cathy Dorn
   Compagnie : Itinéraire
Avec : Catherine Bury, Cathy Dorn, Romain Ferry, Gilles Vandepuits, Sylvain Piron - Photo : Labo 2, Germain Schmitt.
Adaptation de : Danse
Musique : répertoire traditionnel et compositions de Georges Brassens, Daniel Denecheau, F
Costumes : Chimène Barros
Lumière : Coline Linder (création Dominique Klein)
Roland Mathis, Johnny Rabines Linan
Durée :  1 heure(s) et 0 minute(s)

Planning :
 

Théâtre La Luna
1, rue Séverine   Avignon
Tel: 0490869628
Bus: 1-3-4-5-6-9
  du 06/07/2001 au 28/07/2001 à 18:30
; ; Lundis
tarif adulte : 80  réduit : 45



Comme son nom l'indique joliment, cette pièce fait se rencontrer l'accordéon et la danse, l'instrument et le corps dans un voyage étonnant et émouvant. Sur le pont  : deux femmes, deux hommes, l'équipage nous entraîne dans un tourbillon de respirations... Les petits comme les grands emportent de ce voyage intemporel des images poétiques, souvent drôles et toujours inspirées. « La danse, l'accordéon et l'humour font bon ménage  ! » Dernières Nouvelles d'Alsace. Conseillé à partir de 6 ans.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Une scène obscure devant moi dessine sur le fond bleuté d'une projection vidéo le contour de quatre corps. Le silence envahit la scène. J'attends. Puis, comme un souffle d'agonie, les accordéons se mettent à respirer, difficilement, lentement. Et puis, les corps se mettent à bouger. Et moi, j'attends toujours. J'attends désespérément... J'attends la vie à travers les chants des accordéons, j'attends la vie à travers le mouvement des corps camouflés par des habits trop larges, informes...
Mais où sont les corps animés, portés par la vie ? Pourquoi ne puis-je pas me sentir touchée par ces quatre danseurs en scène ? Je me cherche, je cherche au fond de moi ma féminité mais je ne la trouve plus. Je cherche mon identité féminine en m'opposant à ces corps masculins mais je n'éprouve pas ma différence. Je tente de m'identifier à ces corps de femmes mais l'une d'elle pourrait être ma mère. Je m'épuise dans ce monde où je ne perçois pas de contrastes entre les hommes et les femmes, entre les jeunes et les plus vieux. Tout se mélange, tout se confond, je perds tous mes repères, je ne suis plus jeune, je ne suis plus femme, je n'ai même plus le sentiment que quoique ce soit puisse me sauver de cette dérive vers le dernier souffle des accordéons, vers mon dernier souffle qui, si le spectacle ne s'était pas achevé, m'aurait accompagné jusqu'à la mort...

  Mélanie  Sustersic   

 

InvitÈs

L'envol d'un instrument à vent.
Il fait noir, deux accordéons respirent dans l'obscurité. Je crois sentir un vent chaud annonçant la marée. Le souffle neutre des instruments se colore ensuite de notes multiples, noires ou blanches. Et voilà que des corps répondent à l'appel, se mouvant au gré des soufflets haletants : dialogues incessants. Ils sont quatre à se parler, à se répondre, à s'entendre, à se comprendre : l'accord est dominant. A tour de rôle, les acteurs font danser leurs boîtes à musique qui, d'épaules en épaules prennent leur envol, libérant les corps de toute panique. Instruments et hommes se confondent sur une portée unique : inspirations profondes, soupirs de plaisir. Je me sens quelque peu étrangère à cette scène à l'allure familiale : un père semble donner le ton tandis que femmes et enfants se donnent la réplique. Une complicité lie les personnages, mais suis-je réellement invitée à participer à cet envol ?

  Alexia  Forget   

 

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