Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur
Passion Théâtre sur Internet      Fiche Spectacle
InvitÈs Témoignage des invités Artistes Réponse des artistes
Professionnels Critique des professionnels   Dossier de presse Dossier de presse

Agatha
Marguerite DURAS

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Guy Delamotte
   Compagnie : Panta Théatre
Avec : Vero Dahuron, Stéphane Delbassé
Costumes : Cidalia Da Costa
Lumière : Philippe Hérail
Durée :  1 heure(s) et 10 minute(s)

Planning :
 

Théâtre de l'Escalier des Doms
1 bis, rue Escaliers Sainte-Anne   Avignon
Tel: 0490140799
Bus: 1-3-4-5-6-9
  du 06/07/2001 au 28/07/2001 à 13:40
; Relâches : 16 23 Juillet ;
tarif adulte : 90  réduit : 65



Après l'immense succès de Frida Kahlo, nous revenons avec Agatha de M. Duras. Il y a là un homme et une femme. Ils se taisent. Ils sont debout, comme épuisés. Agatha, éloge de l'interdit suprême, est une conversation après la catastrophe. Il s'agit d'un amour qui ne se terminera jamais, qui n'est pas vécu, qui est invivable, maudit, intolérable. « Je vous aime comme il n'est pas possible d'aimer. »

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

L'espace vide graduellement sera peuplé de souvenirs; la scène vide deviendra une grande valise métaphorique où elle et lui vont jeter sans ordre particulière leurs émotions, leurs petits instances du bonheur et leurs souffrances. Cette scène vide deviendra une valise à l'instar des valises dans les mains des amants. La toile suspendue au milieu comme une feuille blanche ou leur histoire, l'histoire particulière de ces deux êtres ne peut pas être écrite. C'est la lumière qui va parler davantage. Ce seront les deux corps en convulsions qui vont parler, les corps des deux protagonistes taciturnes incapables de se confronter et de se parler qui paradoxalement arrivent à reconstituer le décor réel de leur histoire, les mondes qu'ils ont visité ensemble et où ils ont vécu. La toile blanche rappelle l'interdit qui les sépare et les vagues de la mer qui, immobiles la plupart de temps, se mettent à bouger lorsque les souvenirs du passe deviennent insupportables. Ils ne sont presque jamais face à face. La plupart de temps cachés dans les deux extrémités, prêts à partir dès le début de leur rencontre. Leurs corps figés parlent de leur amour impossible, de leur amour taché. Il y a un moment quand Agatha enlève ses lunettes pour lui dire ou pour se dire qu'elle ne pouvait pas voir la différence entre son frère et les autres hommes; c'est ce moment magique quand je vois Agatha-la soeur et Agatha-l'amante de son frère.

  Agnieszka  Tworek   

 

InvitÈs

J'entends crier, articuler comme dans une pièce du 17ème siècle. On déclame un classicisme grandiloquent - manquent juste les costumes. Je m'éloigne petit à petit de cet exercice, de ces mots qui ne s'assemblent pas en phrase, qui me laissent tout seul dans mon siège. Les robinets des pensées commencent à fuir, je n'entends plus rien.
Ci ou là une phrase affleure dans l'océan verbeux, je me réveille alors. J'entends la couleur du soleil, je vois la maison. Sais-tu que cet après-midi dans la villa Agatha, seul étaient le frère et la soeur?
Sais-tu qu'il y avait le soleil dehors, les parents au loin, le désir dedans?
La villa sonde ses entrailles, les portes s'ouvrent, les corps s'accompagnent, illimités, visités à l'infini.
La soeur se blottit dans la maison vide, le désert des père et mère. Les acteurs violent sa peau, son texte nocturne. Ils volent ses mots, psychologisent la mer, assassinent les larmes. La soeur est impuissante face à ce perroquet qui a pris sa parole, ce prof qui la force à entrer dans son corps.
Heureusement je suis là pour venger. Mes yeux perçent le noir jusqu'à effacer les clowns de comédie. Ceux qui se gargarisent de cognac mille ans d'âge.
Peu à peu le mensonge s'éteint, les imposteurs se taisent derrière cela qui les dépasse. La forêt s'étend au large.

  Etienne  Forget   

 

InvitÈs

Partiront-ils ensemble, partiront-ils tout court ?
Non, je ne veux pas vous embêter avec ça, mais... je pars, c'est une chose convenue par nous deux depuis longtemps... depuis cet après-midi-là. Pas celui où nous étions convenus de nous vouvoyer, l'autre, du cri. Vous qui ignoriez jusque là cette paroi sonore, mais tous ces drames qui m'étaient si clairs. Frère, soeur, avec nos petits jeux. Vous vous souvenez de ceux-là? dans la villa Agatha. Le cri et moi ta femme...nue.
Il vous ressemble - pas du tout - mais il marquera une fuite de cette ivresse - une séparation par un murderbalad de Nic Cave ou par cette valse de Brahms, vous savez que je n'ai jamais pu la jouer toute entière: il devrait y avoir une rupture. Mais vous, vous n'arrêtiez jamais, pas seulement Brahms, interminable. J'ai suivi tous vos pas, je les ai connus comme Adam connut Eve. La plage et la mer: nos motifs, nos fugues. La mer, ma mère... elle m'a félicitée, la mère, de connaître cette amour interminable, elle a entendu nos "vous" et s'est dit qu'elle savait tout. Nous allons nous séparer maintenant à partir de... trop tard?

  Mieke  Praet   

 

Accueil - Qui sommes nous ? - Les spectacles à l'affiche - S'inscrire - Espace inscrits - Regards vers l'extérieur