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Autour de l'armoire
Philippe Perriard -- Alain Laurenceau

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Philippe Perriard
   Compagnie : La Vallée du Théâtre
Avec : Pascale Billard, Philippe Hendriks, Maryse Perriard, Philippe Perriard, Marie-Claude Viejo.
Décor : Lucien Lampach
Musique : Florian Bellecourt
Lumière : Fabrice Legras
Durée :  1 heure(s) et 0 minute(s)

Planning :
 

Collège de la Salle
9, rue N. D. des sept Douleurs   Avignon
Tel: 0490859286
Bus: 1-3-4-5-6-9-PB
  du 22/07/2001 au 28/07/2001 à 11:00
tarif adulte : 60  réduit : 40



Du rire aux larmes, sept partitions théâtrales autour d'une armoire métallique. « La vallée du théâtre une nouvelle fois innove en écrivant et mettant en scène ce spectacle, à partir d'un vers de Baudelaire l'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient et de la récurrence scénique d'une armoire métallique... Outre le talent, ils ont aussi l'esprit inventif. » La République de Seine-et-Marne.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Je suis allée voir ce spectacle attirée par l'idée qui me semblait intéressante de baser tout un spectacle sur un objet, en l'occurrence une armoire métallique. Le spectacle consiste en fait en une succession de petites scènes, sans aucun rapport entre elles, où un personnage se livre à nous pendant quelques instants. Le seul lien entre ces scènes est l'armoire métallique, toujours présente sur scène. Elle intervient de différentes manières même si elle est souvent au centre de ce qui se passe : pour cette vieille fille qui tient la caisse d'une boucherie, elle représente le rangement et l'ordre immuable de sa vie, pour cette jeune femme traumatisée par un événement dramatique de son enfance, elle se transforme en bateau magique où elle joue avec sa soeur, etc ...
Ces personnages peuvent être enthousiastes, colériques ou perdus; ils se livrent dans des moments importants pour eux, certains doivent prendre des décisions, d'autres se racontent tout simplement.
J'avoue que j'ai eu du mal, pour certains personnages, comme par exemple le détective privé dépressif qui n'arrive pas à ouvrir la fameuse armoire, à me laisser aller à les écouter ; j'avais constamment l'impression de les regarder comme à travers une vitre. Je les observais mais ça n'évoquait que très peu de choses en moi. J'ai aussi souvent trouvé très longues les transitions entre les scènes. Pour d'autres personnages, j'ai eu plus de facilité à les comprendre et à partager leurs émotions, peut-être parce qu'ils me ressemblaient plus que les autres ; j'ai trouvé très touchante la jeune femme qui joue de l'armoire comme d'un instrument pour se défouler d'avoir été quittée par son petit ami.
Le personnage de l'armoire métallique a été l'opportunité de pénétrer dans l'intimité de ces personnages de manière ludique ; c'est peut-être ce qui crée cette forme de distance que j'ai ressentie par rapport à ce qui se passe sur scène, mais cela m'a permis aussi de découvrir des personnages tous très attachants et de passer un bon moment en leur compagnie. J'ai beaucoup aimé la conclusion du spectacle où tous les personnages décomposent le mot armoire en A(amour) R(regrets) M(mémoire)... pour conclure par E(espoir).

  Marjorie  Miche   

 

InvitÈs

Au fond de la scène une armoire métallique, assise à côté une femme d'une cinquantaine d'années s'étire et me raconte sa vie bien réglée, toute occupée par la boucherie où elle travaille comme caissière. Dans l'intimité de ce vestiaire elle me livre ses joies et j'ai l'impression de bien la connaître, pourtant un grand espace nous sépare, trois mètres de scène qu'elle ne franchira pas. J'ai un peu de tristesse pour elle, sa vie me semble bien superficielle mais la différence de génération et cette distance limitent ma sympathie pour elle. Noir. L'armoire est toujours là, ce sont deux femmes qui tournent autour, elles ne sont plus des enfants mais revivent leurs jeux d'avant. Je devine que celle qui ne parle presque pas à été traumatisée et que l'autre, sa sœur, cherche à lui rendre goût à la vie. Je suis de tout cœur avec cet être blessé. Noir. Un homme en uniforme de policier me raconte que ses collègues l'ont laissé seul pour garder le poste, que ça l'arrangerait de voler un peu de drogue dans le placard pour donner à manger à sa famille, il me fait l'impression d'un gars simple voire naïf vivant au milieu de margoulins, il me laisse un peu indifférent. Noir. Un autre homme vêtu d'un imperméable, ressemble à un cambrioleur car il entre sur scène éclairé par sa seule lampe de poche, il tourne autour de l'armoire avant de trouver le bouton de l'éclairage. Je trouve son histoire compliquée : il est enquêteur et cherche un cadavre pour prouver un crime tandis que son collègue cherche un coupable ! Lui aussi fait son travail sans comprendre les tenants et les aboutissants, au moins n'est-il pas méchant. Noir. Un homme se place à ma gauche il porte la lettre A et fait un petit discours sur ce A. Une femme vient se mettre à coté elle porte le R, une autre le M comme mémoire et c'est le O, le I, à nouveau le R et le E qui vont me réciter un poème sur l'amour et la mémoire, qui vont m'enchanter par cette musique des mots, par leur rythme et leur gaieté, par leur évocation de la vie d'où les peines ne sont pas absentes mais où le bonheur est promis.

  Marc  Abel   

 

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