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L'Amour interdit
TRADITION

 

Genre :

  , Conte musical
Mise en scène :  Bruno DE LA SALLE
   Compagnie : Clio
Avec : B. de La Salle (récit, chant, Cristal Baschet), J. P. Auboux (flûte, centour, percussions), A. Douce (récit, chant, tampoora).
Adaptation de : adaptation Bruno de La Salle
Décor : Yanosh Ber
Musique : Jean-Paul Auboux
Lumière : Patrick Chaillou
Durée :  1 heure(s) et 30 minute(s)

Planning :
 

Théâtre Mobile-Région Centre
Île Piot   Avignon
  du 23/07/2001 au 28/07/2001 à 22:00
tarif adulte : 70  réduit : 50
   
Ecole Nationale de Musique ( aulnay sous bois )   le 20/10/2001
Théâtre Duchamp Villon ( Rouen )   le 27/11/2001



Des nuits durant, Shéhérazade raconta au roi son époux des histoires si captivantes qu'il renonçait chaque fois à son dessein de la tuer pour venger la tromperie infâme dont il fut un jour victime. Parmi l'océan de contes des Mille et une nuits, l'un des plus magnifiques et le plus rarement cité est l'Amour interdit. Il est l'aboutissement de la plaidoirie de Shéhérazade en faveur de l'amour.

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Le théâtre mobile: vision nocturne sur un terrain isolé, de l'autre côté de la ville, par-delà le fleuve. Façade blanche de carton-pâte toute parée de fresques, un intérieur surprenant, tout de bois avec balcons et sièges velours rouge et ocre. Une scène surélevée, tendue de tentures aux motifs asiatiques, aux couleurs chaudes.Une soirée hors du temps dans un lieu hors la ville. Il s'agissait d'une nuit parmi les mille et une racontées par cette princesse orientale qui ne voulait pas mourir. Je distingue deux silhouettes qui prennent place, l'une s'assoit en tailleur doucement devant un micro et me transmet une quiétude immédiate; l'autre prend place devant un instrument de musique: un cristal bochet (orgue de verre) et commence à jouer. Je me coule douillettement dans l'ambiance et je sais inconsciemment que je suis là pour écouter, voir une histoire que je connais déjà mais dont je ne me lasse pas. C'est avec délice que pendant pratiquement deux heures je voyage, je ris, je souffre, je meurs d'amour avec les rois et les princesses de ce royaume dont mon imaginaire se régale. Des princesses plus belles que le jour dont je vois scintiller les étoles et les voiles exhalant d' une soirée hors du temps dans un lieu hors la ville. Il s'agissait d'une nuit parmi les mille et une racontées par cette princesse orientale qui ne voulait pas mourir des parfums musqués. Il y a des intrigues, des maris trompés et des amants magnifiques. Des couleurs éclatent dans ma tête et je me vois voluptueusement assise sur des coussins brocardés, racontant ces mille et un contes à mon roi prisonnier de mes chants à son tour. La forme contée et chantée, accompagnée de musiques inhabituelles à mes oreilles occidentales: cithare, orgue de verre me portent dans ce monde de l'enfance, celui des histoires que l'on m'a racontée jadis et qui perdurent en moi encore aujourd'hui. J'étais hors du temps et même le côté statique, qui m'a quelquefois paru un peu pesant, m'a finalement aidée à continuer ce voyage sans heurt, sans cassure de rythme. A la sortie de ce temple surréaliste, encore saupoudrée des paillettes de Shéherazade, un croissant de lune m'attendait, j'avais encore mille nuits devant moi.

  Françoise  Fontaneau   

 

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