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L'Amant
Harold PINTER

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Patrice FOURREAU
   Compagnie : Théâtre du Sphinx ( www.theatredusphinx.com)
Avec : Christèle Guery (Sarah), Pascal Maillard (RIchard), Cédric Saulnier (John)
Lumière : Patrice Fourreau
Durée :  1 heure(s) et 20 minute(s)

Planning :
 

Théâtre de la Poulie
23, rue Noël Biret   Avignon
Tel: 0490866637
Bus: 1-3-4-5-6-9
  du 06/07/2001 au 28/07/2001 à 11:00
tarif adulte : 70  réduit : 50
   
Théâtre de la Poulie ( Avignon )   du 05/07/2002 au 27/07/2002



Chronique d'un couple qui s'est installé dans l'infidélité pour assurer sa stabilité. Elle reçoit régulièrement son amant, lui reçoit sa maitresse. Lorsqu'il semble se briser face à ces liaisons trop envahissantes, la femme fait tout pour maintenir le statu quo. Et la déchirure peut elle avoir lieu, si le mari est prisonnier de l'amant ?

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Je rentre directement dans "l'intrigue" dès la première scène: une femme trompe son mari en consentement mutuel selon les premières apparences; les scènes de complicité avec le mari ne laissent pas présumer d'ombres dans leurs relations. La routine tranquille de leur vie: lui au boulot, elle à son (ses) amant(s), ne semble pas leur poser problème. Or derrière le voile de ces faux semblants se cache l'obscur de leurs émotions au goût de trahisons, et de jalousie. Leur couple semble ébranlé par des affects insoupçonnés. Va-t-il s'effondrer? J'ai été plongée dans un vaudeville qui me laisse sur la sensation amère "d'un ordinaire trop ordinaire" qui ne m'a pas permis de rencontrer ces personnages.

  Cathy  Wirtz   

 

InvitÈs

Au début du spectacle en découvrant ce couple, j'ai eu une impression un peu claustrophobique. Le salon de leur maison me semblait vraiment sans air et pendant l’histoire il devenait de plus en plus petit. Tout la scène se passait dans le même endroit et je me sentais très concentré sur les personnages qui passaient. La femme m’a fait penser à une dame très normale (et donc possible dans la vie quotidienne) qui s'ennuie vraiment dans la monotonie de la vie de couple, et qui va donc chercher chez un autre homme ce qui lui manque.
Le mari m’a fait beaucoup penser à moi-même, quand j’ai un travail toujours identique au bureau et que je me crois très solide, content de mes petits et inutiles devoirs. Je me suis senti dans le trafic de la ville comme lui chaque matin, quand je sors de la maison en retard sans avoir pris de petit-déjeuner avant de courir au boulot. Je me suis étonné de la symétrie de ces histoires où la femme reçoit régulièrement son amant, alors que le mari va visiter tranquillement sa maîtresse, et que pendant la scène on entend qu’elle aussi est mariée. J’ai vu ça comme si l’histoire se répétait à l’infini, comme si chacun allait chercher quelque chose qui lui manquait pour remplacer sa propre faiblesse, mais cette fois-ci le mécanisme, l’équilibre fonctionnait.
J’ai vécu quelque chose qui ressemble à ma vie, même si je ne suis pas marié, et maintenant je crois que la corde de l’instrument sonne clair et fort quand elle est bien tendue. Je suis sûr que dans le couple il faut toujours tomber amoureux l’un l’autre sans perdre le contact avec le monde extérieur, et qu’il ne faut pas censurer l’instinct, plutôt le regarder, en parler, et le vivre.

  Fausto  Brusamolino   

 

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