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Love letters
Ramsdell GURNEY

 

Genre :

  Théâtre
Mise en scène :  Peggy SMITHHART
   Avec : John Paval (Thomas Anderson Ladd), Marie Laudes Emond (Alexa Channing Gardner)
Adaptation de : version anglaise : Melonie Hofstetter et Mike Morris
Traduction de : adaptation française d'Anne Tognetti et Claude Baignères
Compagnie Transatlantique

Planning :
 

Théâtre des Béliers
53, rue du Portail Magnanen   Avignon
Tel: 0490822107
Bus: 1-3-4-5-6-7-8-12-30
  du 05/07/2002 au 27/07/2002 à 17:00
tarif adulte : 14  réduit : 10
   
La Tache d'Encre ( Avignon )   du 09/07/1999 au 31/07/1999
La Tache d'Encre ( Avignon )   du 04/05/2000 au 06/05/2000
Théâtre du Chien Qui Fume ( Avignon )   du 06/07/2001 au 28/07/2001



Un plateau nu, deux tabourets, deux pupitres et deux textes inondés de lumière… une musique des années quarante en fond sonore. Silence… les comédiens font leur entrée sur scène. Ainsi commence l'histoire drôle et émouvante de deux enfants de l'aristocratie américaine, Thomas Anderson Ladd, le parfait écolier, et Alexa Channing Gardner, la jeune artiste rebelle.
Le texte, magistralement écrit, dépeint le parcours de ces deux personnages de la haute société américaine si différents, de l'entre-deux-guerres aux années 1980. Des jeux d'enfants dans les cours d'écoles prestigieuses aux rendez-vous furtifs dans les ateliers de Soho ou les coulisses du pouvoir, à Washington, c'est toute leur relation qui prend forme et se noue, au-delà des rebondissements d'un demi siècle d'histoire, avec les espoirs et les désillusions de toute une génération.
Mais quel est donc le sentiment qui lie ces deux êtres pendant plus de quarante ans… ?

InvitÈs Témoignages des spectateurs

InvitÈs

Un homme. Une femme. Deux chaises. Deux textes, dits en duo. Deux voix.
J'ai très peur que ça ne bouge pas , que ça ne vive pas. J'ai très peur. Et puis peu à peu je m'intéresse à l'histoire. Je rentre dans ce dialogue sans regard (l'homme et la femme ne se regardent pratiquement jamais) et je m'immisce dans leur vie, dans leur enfance d'Américains modèles. Le temps passe dans le spectacle et l'histoire est de plus en plus passionnante. Evidemment... tout le monde (ou moi seulement?) se demande ou cela va aller et quelle fin étrange viendra ponctuer ce dialogue d'une vie .... entre un homme et une femme qui ne se voient jamais, mais s'écrivent toute leur vie.
A la fin je suis très, très émue. Je n'ai pas envie d'en dire plus, à part que ce spectacle m'a donné une drôle de nostalgie, comme un regret.

  Anne-lise  Kedves   

 

InvitÈs

Une belle histoire d'amour donc, une histoire de soixante ans entretenue par courrier. Pas de décor, une salle noire uniquement où les deux personnages, un homme et une femme restent statiques (ou presque...) derrière leur pupitre. Sur la gauche, elle, personnage complexe et extravagant, issue d'un milieu plus que privilégié. Sur la droite, lui, plutôt stable et "fils à papa" malgré lui. Tout autour, le noir, la distance, les lettres qu'ils jettent au fur et à mesure sur le sol. Place à l'imagination, c'est en effet au travers des mots que l'on peut enfin se transposer dans leur univers. Effectivement, dès les premières minutes, au fil des lettres, je me sens transportée. Ils éveillent en moi des souvenirs d'adolescente: premier flirt, premier baiser (avec la langue?..berk!). C'est drôle et touchant.
Puis petit à petit, d'année en année et de lettre en lettre, leur histoire se complique, mariage(s), divorce(s)... Je sens que je fronce les sourcils, que je m'inquiète, c'est vrai, je me plonge littéralement dans leur histoire, leur univers, leur joie et leur désespoir. Intense donc.
C'est décidé, dès ce soir, je prends ma plume et je m'y mets.

  Louise  Jumelin   

 

InvitÈs Dossier de Presse

InvitÈs

L'auteur, les adaptateurs

Albert Ramsdell Gurney, né en 1930, vit à New York où il est depuis longtemps associé au Playwright's Horizons (centre théâtral). A l'instar des personnages de la pièce, il est issu du milieu WASP américain (White Anglo-Saxon Protestant). Il a suivi sa scolarité dans différents établissements privés et étudié le théâtre à l'université de Yale. Il a par la suite intégré la marine en tant qu'officier avant de devenir enseignant, professeur d'université et enfin, romancier. Ce n'est qu'en 1982 que son talent d'auteur a été récompensé avec le succès que sa pièce The Dining Room a connu à New York (une adaptation française a par la suite été présentée au Théâtre Montparnasse). Monté pour la première fois à New York en 1989, Love Letters est vite devenu un classique du théâtre contemporain américain et a été repris dans le monde entier, aussi bien par des amateurs que des professionnels (parmi les plus connus, nous citerons Matthew Broderick, Elisa Mc Govern, Charlton Heston, Jean Simmons, Christopher Reeve, Gena Rowland…). Traduite dans plus de trente langues, Love Letters a valu à son auteur une renommée internationale. Albert Gurney est devenu le chroniqueur des aventures et mésaventures de la « middle class ».

Anne Tognetti dirige le département d'Interprétation du Parlement européen. Claude Baignères, ancien directeur du Service Spectacle du Figaro, collabore aujourd'hui au Service Cinéma. Ensemble, ils ont adapté une dizaine de pièces pour la scène parisienne  ; entre autres, Duo pour un violon soliste de Tom Kempinski et Maison de poupée, d'Ibsen. C'est à leur collaboration que nous devons la remarquable adaptation française de Love Letters, interprétée pour la première fois en 1990 au Petit Marigny par Bruno Cremer et Anouk Aimée, sous la direction de Lars Shmidt.


La mise en scène

Peggy Smithhart signe la mise en scène de Love Letters et interprète également le rôle d'Alexa dans la version anglaise du spectacle. Elle a mis en scène plusieurs succès dans différents théâtres new-yorkais off-Broadway et, notamment, Say Goodnight Gracie de Ralph Pape, au 78th Street Theatre Lab, The Good Doctor de Neil Simon, The Marriage Proposal et The Bear de Tchekhov, au Michael Shuman Theatre, ainsi que A Phoenix Too Frequent de Christopher Fry, au City Lights Theatre. P. Smithhart est spécialisée dans la comédie musicale et enseigne actuellement le théâtre à l'école américaine de St Cloud. En France, nous l'avons vue sur le petit écran dans les séries Paire d'As et Un et un font six ainsi qu'au cinéma dans Cocotiers (2000). Après avoir joué le rôle d'Alexa dans la version originale de Love Letters au Théâtre du Petit Hébertot en septembre 1999, elle incarne à nouveau ce personnage dans la version anglaise de notre spectacle.


La Compagnie Trans-Atlantique

La Compagnie Trans-Atlantique (CTA), fondée par John Paval et un collectif d'artistes, a pour objectif de promouvoir les activités culturelles franco-américaines, principalement dans le domaine du spectacle.
Son premier projet, L'outrage au public de Peter Handke, joué en 1989 au Strasberg Institute, à Los Angeles, s'inspirait de trois pièces de Handke présentées au Festival d'Avignon en 1989. La CTA a par la suite interprété La valse avant la nuit de Benoît Marbot (Festival Off d'Avignon, 1993) en français et en anglais à Los Angeles, en 1994 et en 1995, avec le soutien de la Fondation Beaumarchais, de la SACEM et du Service culturel du Consulat de France. En 1995, la CTA a monté une version anglaise de Le Mal du Pays de Jacques-Pierre Amette à Los Angeles, sous le titre Dark Longing et avec une distribution bilingue. Depuis 1996, l'essentiel des projets de la compagnie concerne la France. La CTA a, en collaboration avec le théâtre La Tache d'Encre, sponsorisé les productions d'Anaïs Nin, de et avec Raina Paris, deux œuvres de Benoît Marbot ainsi que Gertrude Stein, de et avec Béla Grushka.
Enfin, la CTA a produit Love Letters, d'Albert Gurney, à la Tache d'Encre au Festival Off d'Avignon (en français), au Petit Hébertot à Paris (en anglais), au Chien qui Fume au Festival Off d'Avignon en 2000 et enfin, en tournée en province en 2000-2001.

Liste des productions de la CTA  :
L'outrage au public, Peter Handke  : Open Space, Strasberg Institute, Los Angeles, 1994-1995.
La valse avant la nuit, Benoît Marbot  : Hollywood Court Theatre, Arena Theatre, Los Angeles, 1995.
Le mal du Pays, Jacques-Pierre Amette  : Rose Theatre, Los Angeles, 1995.
Love Letters, Albert Gurney  : La Tache d'Encre (Avignon 1999), Le Petit Hébertot (Paris, 1999), Le Chien qui Fume (Avignon, 2000).

 

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